Le côté obscur du PVT au Canada

Le côté obscur du PVT au Canada

Tintintin tin tin nin tin tin nin. (Vous aurez évidemment reconnu la BO du côté obscur de Star Wars…)

Aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire un article qui n’est pas du tout destiné à décourager ceux qui voudraient faire un PVT au Canada mais qui relativisera tous les articles et témoignages qui ne reflètent pas forcément la réalité.

Internet c’est super. Mais sur Internet et plus précisément les réseaux sociaux, tout le monde est positif et gonfle un peu ses expériences en mode “la vie c’est trop cool, super boulot, super famille, super copains, super chat, je mange des sushis tous les jours, wouhou”. La réalité est enjolivée, il ne faut surtout pas dire que quelque chose ne va pas en public. Difficile donc de trouver des témoignages réellement objectifs…

Dans ce sens, ce que va vous montrer la page Facebook des PVTistes sera uniquement positif (et 1 publication sur 4 concernera Montréal… Pour les milliers d’autres PVTistes qui sont ailleurs, avouons que cette page présente assez peu d’intérêt). Magnifiques photos du Canada ou de l’Australie, des témoignages au top qui font rêver et vous font dire “je veux faire la même chose”, on a l’impression que le PVT c’est “a piece of cake”, aussi bien pour l’avoir que pour trouver du boulot à l’autre bout du monde.

J’ai donc décidé de vous livrer mon témoignage. Non pas que je ne me plaise pas ici, bien au contraire et je pense faire une demande de résidence permanente (bon, je l’aurai dans 2 ans mais ça c’est un autre problème ;)) mais j’aurais aimé lire un tel article avant notre départ. Pour être mieux préparée tout simplement.

Je suis terriblement agacée par les articles qui disent que la vie est mieux au Canada qu’en France. Et je suis surtout terriblement agacée par les témoignages qui considèrent que la vie est facile au Canada parce qu’ils ont trouvé aisément un travail AU QUEBEC. Je me répète sans doute mais BORDEL le Québec n’est pas le Canada mais une province francophone du Canada. Nous parlons la même langue (à un accent et des expressions à la con près) et avons à peu près la même culture, les Québécois s’intéressent à l’actualité française, protègent la langue française, etc. Vous pourrez vivre au Québec pendant votre PVT sans avoir à parler anglais du tout. Voilà pourquoi il est plus facile d’y trouver un travail (la majorité des PVTistes que nous connaissons à Montréal ont trouvé des jobs dans leurs domaines en 1 mois). Evidemment, vous devrez quand même avoir des bonnes bases d’anglais au Québec puisqu’il s’agit d’une langue officielle donc plus ou moins requise pour y travailler, mais le niveau d’exigence est bien moindre que dans les autres provinces. Elodie, pvtiste à Montréal, l’explique très bien sur son blog. Et elle a eu de la chance d’être recrutée par une société complètement bilingue, ce qui n’est pas souvent le cas à Montréal (d’après les dires de connaissances).

Les autres provinces sont en majorité anglophones, et par définition puisque vous êtes français, l’anglais n’est pas votre langue maternelle (à moins que, mais bon), et c’est peut être un détail pour vous, mais pour vivre dans ces provinces ça veut dire beaucoup.

Demandez à un employeur français d’embaucher quelqu’un qui ne parle pas français. Voilà, YOU GET IT. Dans les provinces anglophones, à moins que votre anglais soit d’un très bon niveau (meilleur que le “fluent” de votre CV parce que vous avez eu 850 à votre TOEIC), vous ne trouverez pas de travail dans votre domaine à moins d’être très très chanceux.

Les postes bilingues sont très recherchés à Toronto (quand on dit bilingue à Toronto, cela veut dire que vous parlez anglais et français mais qu’une des langues est loin d’être maitrisée parfaitement, ils sont beaucoup moins exigeants sur la définition du bilingue). Très recherchés. Vraiment. Mais. Mais les postes proposés seront à 80% des postes de “Customer Service Representative”. Ca fait bien comme ça sur le papier mais en fait vous êtes chargé de répondre au téléphone et de faire du service client toute la journée. Ca fait beaucoup moins rêver 🙂 Vous pouvez être bien payé (entre 15 et 20$ de l’heure) mais ça reste du call center, à 1h de transport de Toronto, vous devez être disponibles du lundi au dimanche et vos shifts tourneront régulièrement.

Si vous ne voulez pas travailler en call center mais désirez absolument trouver quelque chose dans votre domaine de compétences, il n’y a pas des milliers de solutions : vous devrez passer par la case bénévolat pendant 3 mois (pour avoir la sacro-sainte recommandation qui vous permettra d’avoir un job payé par la suite). Qui dit bénévolat dit que vous n’êtes pas payé et dans la majorité des cas il faudra tout de même passer un vrai entretien pour pouvoir avec le poste. De bénévole. (Welcome to Canada!)

Sinon, il y a aussi la restauration. Haaaaaa la restauration au Canada. Antoine et moi pouvons vous en parler pendant des heures. J’ai travaillé pendant 2 mois en restaurant à mon arrivée au Canada, et si je ne réclamais pas mon chèque de paie, je ne risquais pas d’en voir la couleur. Antoine travaille toujours dans ce secteur. Pas évident, mais il a ses week ends et finit tôt en semaine (17h maximum). En revanche, il ne sait à quelle heure il va commencer le lendemain que vers 21h. Et impossible de savoir quel salaire il va avoir à la fin du mois puisque on peut facilement lui couper 5 ou 6h de travail dans la semaine.

Je le précise au cas où mais évidemment dans la restauration, vous serez payé le salaire mininum. Soit 10,25$ de l’heure, auquel vous devez retirer les taxes. Soit 7 euros de l’heure. Pour un 40 heures par semaine (temps plein ici), cela fait 1120 euros par mois.

Le fait est que beaucoup de PVTistes doivent passer par la catégorie “boulot à la con” dans les provinces anglophones. Pour avoir une première recommandation canadienne qui vous permettra d’obtenir un job plus qualifié, ou tout simplement pour pouvoir payer son loyer (Vous pensiez que les 2000 euros demandés par l’ambassade du Canada pour obtenir votre PVT suffiraient ? HAHAHAHA. Les 2000 euros suffiront uniquement à payer votre “first and last” loyer afin de pouvoir louer un appartement (1700 dollars pour nous) et à vous installer sur place).

Contrairement au Québec, lorsque vous souhaitez vous installer dans une province anglophone, vous ne parlez pas la langue donc vous devez revoir vos exigences à la baisse. Surtout quand vous bénéficier d’un visa Vacances Travail, qui est assez mal vu par les employeurs canadiens (on peut comprendre qu’un visa qui intègre le mot vacances ne soit pas particulièrement recherché par les employeurs).

Antoine et moi n’avons pas honte de dire que nous avons dû faire des jobs que d’autres qualifieront comme étant “de merde” (d’ailleurs, ce genre de boulots fait pas mal relativiser et prendre du recul, avis aux amateurs).

Notre objectif en arrivant était “juste” de trouver un emploi (quel qu’il soit) pour rester y vivre le plus longtemps possible, parler anglais et vivre à l’étranger pendant 1 an. L’objectif est quasi atteint. Pour ma part, après 2 jobs, un en restauration et un en marketing, je dois de nouveau rechercher un emploi car j’avais trouvé un contrat pour 1 mois. Je devrais désormais pouvoir bénéficier de la recommandation d’un employeur canadien donc je croise les doigts pour que cela aille assez vite pour retrouver un job. Mais les canadiens eux mêmes peinent à trouver du travail donc la partie n’est pas encore gagnée, le contexte économique n’est pas au top ici non plus (même si ça reste toujours mieux que l’Europe). J’ai un cv qui n’est pas trop dégueu (3 ans d’expériences dans mon domaine et un Master 2 d’une Grande Ecole de Commerce) et je parle désormais plutôt bien anglais et parfaitement français (quand je m’abstiens de dire des grossièretés ;)) donc j’espère que cela va porter ses fruits. D’ailleurs si vous avez des pistes, je prends hihi.

Cela fait désormais 6 mois que nous sommes ici. Ce fut 6 mois extraordinaires : découverte d’une nouvelle culture, d’une langue, d’une énorme prise de recul, des difficultés de l’immigration, découverte des difficultés de s’installer dans un pays en repartant à 0… Mais au niveau de l’emploi, ne me dites pas que trouver un job cool est facile au Canada. Ne me dites pas qu’en partant vivre à Montréal vous êtes devenus bilingues anglais (nous vivons ici depuis 6 mois et nous sommes loin d’être bilingues). Si vous êtes bilingues anglais après 1 an à Montréal, c’est que vous étiez déjà plus ou moins bilingue en arrivant.

Enfin, ne me dites pas que le Canada est l’Eldorado. Grand nombre de Canadiens galèrent à trouver un emploi, même en sandwicherie (en tout cas dans la partie anglophone). Toronto, c’est top, mais c’est la mentalité américaine dans toute sa splendeur, il faut beaucoup d’argent pour y vivre, on pense argent, on rêve argent, on dort argent, on a 2 semaines de congés par an, on travaille 60h par semaine et la réussite y est obligatoire.

Si je devais donner un conseil aux gens qui voudraient venir s’installer au Canada (hors Québec) : attendez d’avoir obtenu un Visa de résidence permanente, les employeurs seront moins réticents à l’embauche car vous serez là pour plus d’un an et tout sera plus facile ! 🙂

De notre côté, comme je vous le disais, nous allons faire notre demande de résidence permanente (là encore, il faudra débourser 1000 euros et remplir un dossier épais comme la Bible mais on le souhaite vraiment). Car même si ce n’est pas la vie rêvée niveau travail (même si je suis convaincue que la roue va tourner :)), nous découvrons chaque jour de nouvelles choses, avons vu 2 fois les chutes du Niagara, assisté à 3 matchs de Hockey, testé les meilleurs burgers de la planète, la mentalité positive du pays nous portent dans le bon sens (rep à sa la France), et ici on se sent bien. Cela fait 6 mois que nous vivons ici et nous sommes toujours autant enthousiastes quand nous nous disons que nous vivons dans la 4ème plus grande ville d’Amérique du Nord. (Même si un petit Bidule et une petite Calzone de la Griella de Pornichet nous font saliver rien que d’y penser et que nos copains et familles nous manquent terriblement)

Nous avons vécu quasiment 6 mois d’hiver à Toronto, et nous avons vraiment adoré car contrairement à notre hiver nantais, point de pluie (ou très peu), neige et ciel gris, ou soleil et ciel bleu. Le printemps a enfin pointé son nez, il fait 22 degrés et la ville a changé de visage avec ses multiples parcs et terrasses dont on peut profiter les week ends venu, je suis donc convaincue que notre expérience canadienne ne fait que commencer. Nous avons des difficultés mais découvrons tellement de choses et pouvons en découvrir tellement d’autres que la perspective de vivre encore quelques années ici nous plaît énormément…

Bon, qu’on soit bien d’accord tout de même, le Canada, c’est bien, mais ça manque quand même drôlement de fromage et de vin rouge ! 😉

Si vous avez des témoignages, positifs ou négatifs, si vous n’êtes pas du tout d’accord avec cet article, etc, n’hésitez pas à commenter !

Written by

Bénédicte

30 ans. J'aime cuisiner, faire des gâteaux, boire de la bière, les crêpes, voyager, jardiner, chanter les chansons de Sufjan Stevens en yaourt et mon chien. Et toi ?

Comments

95 Comments
  1. posted by
    LaNe
    Mai 3, 2013 Reply

    Merci pour le post, et pour le lien !
    Ca me donne envie de faire un article “attention quand même” du coup… c’est vrai que j’ai eu BEAUCOUP de chance mais même à Montréal tout n’est pas si facile.

    Bon printemps (ici aussi on KIFFE)

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2013 Reply

      @LaNe: Contente que l’article te plaise ! Je suis impatiente de voir ton article !

  2. posted by
    Sylvain
    Mai 3, 2013 Reply

    Super article ! c’est cool de ne pas avoir que les côtés positifs, ca fait moins propagande 🙂
    Par ailleurs je me posais la question, d’après ton article tu as galéré à trouver un bon job, mais penses tu que ce sera la même situation pour un étudiant qui recherche un stage, et qui bénéficierai d’un PVT également ?

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2013 Reply

      @Sylvain: Je pense qu’il faut que tu t’y prennes 5 / 6 mois à l’avance à distance et que tu commences à postuler etc. pour tater un peu le terrain. Pour les stages ça devrait être plus facile néanmoins 🙂

  3. posted by
    David
    Mai 3, 2013 Reply

    Super article ! c’est vrai que niveau emploi ce n’est pas facile au début (sauf pour les informaticiens 2/3 mois maximum :D) mais une fois que ca se débloque (expérience canadienne) ca va très vite.

    Je suis bien content que vous fassiez votre RP au final :D, a ce week end !!!

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2013 Reply

      @David: J’espère que tu dis vrai l’ami ! Des bises voisin !

  4. posted by
    Julie
    Mai 4, 2013 Reply

    En effet, il n’y a pas que du positif dans l’expérience PVT.

    Facebook est une vitrine pour parler du PVT et de PVTistes.net mais le site, et le forum (et Le guide des PVTistes au Canada) regorgent de témoignages et d’informations qui montrent la réalité des choses 🙂

    Il y a 5 jours, un article a été consacré à la déception pendant ses voyages : http://pvtistes.net/peut-on-etre-decu-par-ses-voyages/

    • posted by
      Béné
      Mai 4, 2013 Reply

      @Julie: Je sais je sais, je me suis beaucoup servie du site pour préparer mon PVT 🙂 (mais je trouve que l’image donnée sur Facebook n’est pas réaliste…)

  5. posted by
    nat
    Mai 9, 2013 Reply

    Merci parce que marre de lire le monde des bisounours quand il s’agit de canada et de québec. arrivée ici en pvt puis temporaire et bientôt permanent, le parcours n’est pas simple non! Je n’ai toujours pas d’emploi stable dans mon domaine, eu 2 missions de quelques mois en 3 ans dont 2 de recherche! Quand je lis les articles disant que les jeunes finissant leurs études disent vouloir partir parce qu’à l’étranger ils trouveront du travail on les attend, je pense qu’on leur montre une fausse réalité de la vie 😉

    • posted by
      Béné
      Mai 9, 2013 Reply

      @nat: Merci pour ton commentaire et bienvenue par ici ! 🙂 Effectivement, ça me fait toujours un peu rire les reportages télé sur les gens qui partent en Australie ou au Canada et qui vivent un vrai rêve éveillé. Du coup, ceux qui ne trouvent pas un travail (hors restauration) correct ont un peu l’impression d’être le mouton noir… (dont moi). Alors que je pense qu’il y en a beaucoup plus qu’on ne le croit qui galèrent comme nous ! (mais encore une fois, généralement on a tendance à plus s’étendre sur ses succès que sur ses échecs… pourtant s’étendre sur ses échecs peut être riche d’enseignements pour les autres :))

      Bon courage en tout cas !

  6. posted by
    Elsa
    Mai 9, 2013 Reply

    Je rajouterais pour aller dans ton sens qu’aucune grande ville est représentatif du Canada dans son ensemble. Il y a beaucoup de différence selon les provinces qu’il faut prendre en compte dans ses projets. Tu ne peux pas comparer Calgary à Montréal par exemple.
    Je trouve que le problème n’est pas dans le système canadien, mais vraiment la manière dont les gens pensent. Un pays n’est pas mieux qu’un autre. Il n’y a pas d’eldorado sur terre. Il y a des endroits ou l’on se sent mieux que d’autres, et qui correspondent plus à nos valeurs, croyances, projets de vie… etc

  7. posted by
    Elsa
    Mai 9, 2013 Reply

    Pis il est aussi important que les gens comprennent la réticence des employeurs envers les gens en PVT. Le nom en lui même dit tout Vacance-travail. Aucune vrai garantie que ton employé soit «stable». Dans certains domaines, comprendre l’organisation et finir de former l’employé peut prendre plus de 6 mois. Savoir qu’il y a des chances que ton employé décide de partir, c’est «avoir perdu du temps et de l’argent» pour l’employeur.

    • posted by
      Béné
      Mai 9, 2013 Reply

      @Elsa: Complètement, pour moi les reportages et articles sur les PVT généralisent trop sur le PVT au Canada alors que chaque ville a ses spécificités ! Et je suis entièrement d’accord avec toi, pas d’Eldorado, l’Eldorado est celui où l’on se sent bien ! (mais on considère bien trop souvent que l’Eldorado est l’endroit où il y a le plus de travail et donc d’argent ;))
      S’agissant de la réticence des employeurs, tu prêches clairement une convaincue (je l’ai d’ailleurs mentionnée dans mon article :P), c’est pourquoi je préconise d’arriver avec un autre visa que le PVT si jamais des gens voudraient s’installer pour plus d’un an ! (cela devrait être plus facile avec la durée du prochain PVT à 2 ans… )

  8. posted by
    Alex
    Mai 9, 2013 Reply

    Oulala, ça sent la frustration pas à peu près ! Il ne faut pas oublier que le but premier du PVT n’est pas d’immigrer mais bien de passer une année à l’étranger tout en exerçant des petites jobs pour vivre, le tout en découvrant le pays. D’où le mot Vacances.
    Moi je suis immigrée à Montréal depuis 8 ans, je suis maintenant citoyenne.
    Contrairement à ton discours, à Montréal tu peux vivre et travailler en anglais. Personnellement, je vis à NDG, entourée d’anglo et ma job précédente au centre-ville était à 80% en anglais.
    Tu dis que le Canada n’est pas mieux que la France, que ce n’est pas un Eldorado. En effet. Mais le but n’est pas de choisir le pays parfait, mais bien de trouver l’endroit où tu te sens le mieux. J’ai vu beaucoup d’amis français repartir au bout de 2, 5, 10 ans. Des gens qui finalement préfèrent leur vie en France, et c’est bien correct. Chacun a ses propres attentes et priorités.

    • posted by
      Béné
      Mai 9, 2013 Reply

      @Alex: Je pense que l’on peut écrire un article plus ou moins critique sans être frustrée 🙂 (car je ne suis pas frustrée, je souhaite juste atténuer certains clichés sur le PVT et le Canada qu’on voit bien trop souvent dans les articles de presse ou les reportages télévisés ;))
      D’ailleurs je dis bien dans l’article “Notre objectif en arrivant était “juste” de trouver un emploi (quel qu’il soit) pour rester y vivre le plus longtemps possible, parler anglais et vivre à l’étranger pendant 1 an. “.

      On croit bien trop souvent qu’au Canada tu peux trouver un job “career related” en 1 mois, c’est possible mais il ne faut juste pas généraliser car le plus souvent les PVTistes font des jobs auxquels ils ne s’attendent pas forcément !

      Je sais bien sûr qu’à Montréal on peut travailler en anglais puisque je mentionne l’article d’Elodie (je n’ai d’ailleurs jamais dit qu’à Montréal on ne pouvait pas vivre et travailler en anglais, je m’excuse si mes propos peuvent être mal interprétés !). Mais je sais également qu’on peut vivre à Montréal sans parler anglais (et ce sont des témoignages de connaissance). Je pense que l’on peut rapidement choisir la facilité en étant français et ne pas chercher à parler anglais…

      Enfin, cet article cherche justement à décrier la notion d’Eldorado tant mise en avant dans les articles de presse (“Canada, le nouvel Eldorado” etc.). Tout dépend ce que l’on souhaite. A chaque personne sa vision de l’Eldorado. Le Canada n’est pas pour le moment pas mon Eldorado en terme d’emploi (mais mon aventure n’est pas encore finie ;)) mais je m’y sens plutôt bien donc pourquoi pas rester y vivre 2 / 3 ans ? (mon objectif n’est pas d’y rester ad vitam aeternam)

  9. posted by
    Alicia
    Mai 13, 2013 Reply

    Salut!

    Je suis en école de commerce comme tu l’as été et je trouve que notre réseau de diplômés et que toutes nos expériences (stage, échanges internationaux, césure…) permettent quand même de nous valoriser et d’avoir un premier pas dans de grandes entreprises nord américaines. Du coup, je me demandais comment est-il possible de ne pas être valorisé sur le sol canadien ?
    J’ai déjà vécu au Canada et projette d’y retourner pour m’y installer et je compte me battre pour obtenir un emploi stable qui me plaît.
    Quels sont les secteurs les plus porteurs qu’il faudrait privilégier en sortant d’ESC selon toi ?
    Et (simple curiosité :p ) à quelle école as-tu étudié ?
    Merci pour ton témoignage!
    A bientôt

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @Alicia: Bonjour Alicia et bienvenue sur ce blog. Tout d’abord, je suis jeune diplômée de Grenoble Ecole de Management (ESC Grenoble) donc plutôt bonne école dans l’ensemble et normalement assez bien vue à l’international.
      J’ai fait 2 ans d’alternance au sein de l’école et avait déjà fait un an de césure en webmarketing avant de rentrer à l’école. Comme j’ai choisi le parcours alternance, je n’ai pas fait d’échange universitaire (pour une question de moyens financiers également). Je suis donc partie en PVT pour améliorer mon anglais, cela me permettait un bon compromis : travailler et progresser en anglais.
      S’agissant du réseau de diplômés, je crois qu’à l’international il n’est pas vraiment “helpful”. J’ai tenté les contacts directs via LinkedIn d’anciens diplômés, aucune réponse… Le réseau est sans doute efficace pour certains points mais pas autant que ton ESC voudra te le faire croire 😉
      Les ESC françaises n’ont pas l’air beaucoup reconnues ici… donc à toi de valoriser avant tout ton expérience professionnelle (car ici, c’est vraiment ce qui compte contrairement à l’Europe).

      S’agissant des secteurs porteurs, j’ai fait le choix de miser sur la communication web et le webmarketing (porteur en France, comme au Canada) mais il faut avoir cette sacro sainte recommandation canadienne et être vraiment bilingue anglais pour avoir une chance ! Cela fait 6 mois que je suis ici, mon anglais est plutôt bon mais cela ne semble pas suffire pour décrocher un job stable…

      N’hésite pas à me contacter par mail si tu as d’autres questions 🙂 bene.carrio (a) gmail.com

  10. posted by
    Alicia
    Mai 13, 2013 Reply

    Merci pour ta réponse! Je continuerai volontiers ce débat des ESC par mail! 😉 Je te recontacte prochainement.

    Au final, on peut le dire, ça vaut le coup de suer pour vivre heureux au Canada. Et comme on le dit, on a rien sans rien! Il faut s’accrocher!

    Bon courage et bonne chance pour la suite.

  11. posted by
    typh
    Mai 13, 2013 Reply

    un article sur Vancouver? possible??
    😉

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @typh: J’habite à Toronto donc malheuseument, je ne peux pas t’aider pour Vancouver 🙁

  12. posted by
    Yohan
    Mai 13, 2013 Reply

    Bien le bonjour à vous amis(e) expatrié(e) . Merci pour votre feedback .

    Je suis depuis un an en train d’étudier mon départ, pas mal de chose a voir , vous y êtes passé évidemment.
    Je quitte en ce moment un CDI, correctement payé. (2k€ voir plus) Je travaille dans mon domaine de competences, avec le bac uniquement.
    Je quitte ce job pour reprendre les cours 3 ans ou me spécialiser dans 2 autres domaines ( je suis Commercial dans le technique et l’idée serait d’approfondir en tant qu’agent immobilier ou/et vendeur Auto, si la reprise des cours n’est pas un succès.
    La décision de quitter ce CDI si précieux en France, n’est pas prise à la légere , et mon envie de quitter mon Nord natale, et la France en générale est bien présente .
    Je comprends bien vos réactions, l’Eldorado n’existe pas selon moi. Comment en 2013, passer de 2000 a 20000€ mensuel ? Quasi impossible.
    Si l’on s’en donne les moyens, je pense que l’on peux à Montreal mais bien plus a Toronto espérer vivre convenablement, soit 4000/4500 mensuel.
    La Mentalité américaine argent , argent, argent .. est déjà bien ancré dans mon cerveau depuis mes début, il n’y a que 2 ans pourtant .
    Je pense que malheureusement, les postes avec un parcours universitaire important sont difficiles à décrocher , d’où mon idée d’aller cherche Bac +3 , voir 4 maxi . Au dessus c’est au delà de mes capacités .
    Je sais être réaliste aussi par moment .
    Je pense que dans le commerce les possibilités sont quand même très nombreuses , avec le salaire qui va avec , travailler 60h semaine ne me fait pas peur, j’ai fait 70h pendant un an, parcontre j’avoue qu’on est déconnecté du monde .
    En revanche, je vois régulièrement des salaires annuels avec 3/4 années d’expériences dépassant les 40 voir 50k€. Aléchant non ?
    Alors bien sur je ne suis pas sur place et la réalité est certainement différente, d’ou mon intérêt pour votre commentaire .
    En tout cas , je vous trouve très courageux et n’oubliez pas le travail paye, vous y arriverais !
    J’envisage la RP aussi, mais directement, pensez vous que ce serait le bon choix ? Y’a t-il des difficulté particulière pour l’obtention ? J’ai lu pas mal d’élements la dessus, j’aurais voulu avoir votre avis car
    évidemment dans mon secteur d’activité le PVT est pratiquement banni , sachant aussi que l’auto est indispensable en tant que commercial, moins en tant que vendeur auto.
    Je me dirigerais vers Toronto si mon anglais est acceptable, sinon Montreal avec, comme vous le soulignez, bien moins la culture américaine .

    Merci d’avance .

    En vous souhaitant, le bonheur, l’épanouissement et la réussite !

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @Yohan: Si le PVT est banni pour votre secteur d’activité alors la RP me semble plus judicieuse mais elle vous coûtera 1000 euros et vous devez attendre 1 ou 2 ans pour l’obtenir. Je pencherais donc pour un PVT pour améliorer votre anglais dans un premier temps ) faire des petits boulots, faites votre demande de RP en même temps et vous reviendrez au Canada avec votre RP par la suite (avec un anglais satisfaisant)

  13. posted by
    quentin_r
    Mai 13, 2013 Reply

    Cet article sonne très juste ! J’ai passé 7 mois au Canada dans des conditions relativement “privilégiées” car c’était en stage de fin d’études pour mon Master2 et à Montréal. Je confirme ce que tu dis Bene : ce n’est pas en venant vivre 6 mois à Montréal qu’on devient bilingue ! Ni même 1 an d’ailleurs … Au final, la ville est assez sectorisée (à l’Est, les Francophones, à l’Ouest, les Anglophones) et je peux garantir qu’il n’est pas évident de se faire des petits amis Montréalo-québécois-anglophones ! Déjà se faire des amis Québécois francophones prend du temps (bizarrement on a tendance à rester entre français si on ne se fait pas violence), alors des anglophones …
    Même à Montréal, après la période dite de “stage”, concrétiser pour un job pérenne (et non une proposition pour 1 mois) n’est vraiment pas simple. Quand tu fais un stage non-rémunéré, ça va mais ensuite on sort du monde des bisounours ! J’ai fait la connaissance de petits français lors de “parté” qui vivaient à Toronto et Vancouver, et ça n’était pas simple pour eux, voire pire. J’en ai un qui était relativement “tranquille” à Montréal et qui est parti pour Vancouver. Il n’est resté que 3 mois, faute de pistes correctes.
    Tout ça, c’était en 2010. Ma petite soeur a tenté l’expérience également fin 2012 pour 6 mois et voulait s’installer comme graphiste à Montréal. Bilan, elle est revenue et a été embauchée sur Lyon. Quand tu es étranger, tu passes (toujours) en dernier. Mais après tout qui ne raisonne pas comme cela aujourd’hui ?

    Après, je suis d’accord pour dire que c’est un pays plein d’une belle énergie positive et cela m’inspire encore aujourd’hui en France (Du moins pour les provinces de Québec, Ontario et Colombie Britannique …au centre je sais pas trop, il faudrait demander aux ours et aux orignaux).

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @quentin_r: Héhé, je commence à regretter justement de ne pas être partie dans des contrées moins civilisées pour faire du whoofing… Je pense que l’expérience aurait été très enrichissante à d’autres points de vue ! 🙂

      Merci pour ton commentaire en tout cas, c’est chouette de se sentir moins seule à galérer un peu (même si évidemment c’est à relativiser car nous sommes évidemment arrivés avec des économies donc on s’en sort quand même même si je n’ai pas encore de travail) !

      Bonne continuation !

  14. posted by
    Yohan
    Mai 13, 2013 Reply

    Merci pour votre réponse, j’ai parcouru l’intégralité de votre blog, très bien écrit avec humour , j’adhère vraiment .
    Bon courage pour la suite .

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @Yohan: Merci infiniment ! 🙂 Le plus beau compliment qui soit 🙂 A bientôt et bonne continuation également !

  15. posted by
    Pierre
    Mai 13, 2013 Reply

    Salut Béné, très bonne initiative. C’est ce que j’espérais voir un jour tellement ça me gonfle de voir que :

    A – les Pévétistes se concentre à 80 % à Montréal
    B – Ils décrivent le Québec et Canada (que la majorité ne connaissent pas) comme un Eldorado. Il n’y a point d’Eldorado.

    Le PVT sert juste à se faire une expérience et rentrer chez soi. Ca veut dire 12 mois de boulots à la con pour lesquels tu n’aurais même pas postuler en France, juste pour le fun de se dire “yeah chui au Canada”.

    Perso, je suis immigré maintenant, résident permanent, je fais partie des chanceux qui ont immigrés DEPUIS le Canada et venu avec un simple PVT. J’ai mis DEUX ANS à retomber sur mes pages, c’est à dire retrouver le niveau de vie que j’avais en France. C’est la règle, c’est normal.

    Maintenant juste une chose, la résidence permanente c’est bien compliqué à avoir. C’est long et chiant mais c’est du beurre. J’ai immigré en….3 semaines au Manitoba. Puis le fédéral m’a pris 11 mois. En 14 mois, c’était bouclé. Bon après c’est le Manitoba car le Quebec c’est facile 1 an et demi à deux ans mais pour ton niveau c’est gagné d’avance.

    Bon courage pour la suite !

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @Pierre: Amen ! Merci pour ton commentaire, au final je suis vraiment contente d’avoir écrit cet article car je vois que je ne me fais pas des films du tout et que c’est loin d’être évident pour tout le monde !

      Effectivement, on ne le répètera jamais assez, le Québec n’est pas le Canada… Montréal n’est pas le Québec et Montréal n’est pas le Canada. Quand je vois tous ces posts des PVTistes qui ne parlent que de Montréal ça m’énerve 😛 Et si mon article a été relayé par la page PVT Canada c’est car elle complètement indépendante du site PVTistes.net qui ne partage que très peu de choses négatives… (voire même jamais). Je pense que ce n’est pas comme ça qu’on informe les gens correctement donc j’ai voulu me lâcher un peu 😉

      Normalement ça devrait le faire pour la RP car j’ai fait une simulation et mon secteur d’activité et mon métier font que je peux y prétendre sans difficulté et je devrais pouvoir l’avoir au bout d’un an… C’est un an d’attente mais pour mieux profiter après et avoir le choix de vivre au Canada, ou en France, le luxe.

  16. posted by
    Noelle
    Mai 13, 2013 Reply

    @ Bene : J’ai l’impression en te lisant que tu déverses ta déception en public. Personne ne dit que c’est l’Eldorado ici ; si tu l’as cru, tu t’étais mal renseignée. Il n’existe aucun pays dans le monde où les étrangers sont accueillis à bras ouverts pour leur donner les même conditions de vie qu’ils avaient dans leur pays d’origine.
    As-tu discutée avec des PVTistes Canadiens qui sont venus 1 an en France? C’est limite si on leur crache pas à la figure quand ils demandent un job!
    Alors oui, il faut savoir parler anglais au Canada, c’est une langue officielle!!! Jusque là, pas de surprise!
    Et oui tu peux peux devenir bilingue à Montreal, il faut juste pas rester entre français sur le Plateau. Alex a raison, l’ouest de l’île est suffisamment anglophone pour s’éclater à parler la langue de Shakespeare.
    Je trouve que les Canadiens sont déjà plutôt sympa de supporter tous ces français qui arrivent en conquérants et, pour certains, prennent les postes à responsabilités.
    Bref la liste de mes remarques est trop longues mais la 1ere des qualités à avoir quand tu t’expatries, c’est l’adaptabilité…Je ne veux pas te donner de leçons mais tu ne changeras pas les canadiens, ils te changeront, c’est dans ce sens que ça marche 😉

    Et finalement, si tu demandes ta RP, c’est que tu es bien contente qu’ils t’acceptent alors sois plus tolérante à leur égard 😉

    Bonne continuation au Canada

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @Noelle: Je ne déverse pas ma déception en public, je tiens juste à atténuer un positivisme envers le PVT, c’est complètement différent (car nombreux croient que le Canada est bien l’Eldorado, c’est ce que de nombreux médias tentent de nous faire croire en France…).
      Non je n’ai pas discuté avec des PVTistes venus en France. Je n’en ai jamais rencontrés et je les trouverais bien courageux… Mais là n’est pas mon propos, je ne suis pas en train de parler des autres PVT mais de la situation au Canada.
      Je ne suis pas complètement stupide et sait très bien que l’on peut parler anglais à Montréal. Mais comme vous le savez sans doute, nous sommes immigrés en arrivant ici et se faire des amis canadiens n’est pas chose aisée (et loin de moi l’idée de critiquer les canadiens puisque la situation est la même en France pour des étrangers). C’est pourquoi, si nous voulons avoir des amis, c’est beaucoup plus facile de rencontrer des français… Et j’ai quelques amis canadiens que l’on peut compter sur les doigts d’une main alors que j’habite dans une partie complètement anglophone, donc j’ai du mal à imaginier pour les Français arrivant à Montréal.

      “Je trouve que les Canadiens sont déjà plutôt sympa de supporter tous ces français qui arrivent en conquérants et, pour certains, prennent les postes à responsabilités.” Joli point Godwin. Si vous habitez au Canada, vous savez donc que le Canada a besoin de l’immigration pour son économie et que c’est pour cette raison que le pays est aussi ouvert à l’immigration. Les français qui arrivent prennent les jobs qu’on leur donne, et donc avant tout les jobs dans la restauration ou les call center dans un premier temps. Très peu trouvent des jobs à responsabilités directement… Et s’ils arrivent à avoir des jobs à responsabilité, ils ont suivi le schéma de tous les autres immigrés qui sont au Canada. Une personne qui trouve un job à responsabilité a sans doute passé les multiples entretiens qui sont requis. Nous ne sommes pas plus conquérants que les autres…
      Cet article n’a jamais eu vocation à critiquer les canadiens, et si vous le voyez en tant que tel c’est que vous déformez complètement mes propos. Je ne parle aucunement des canadiens, mais des promesses que l’on fait aux Français qui veulent faire des PVT et de la réalité sur le terrain qui est complètement différente. Je ne souhaite pas changer les canadiens, ils sont très bien comme ils sont. Je souhaite juste que les français soient plus au courant de ce qui les attend sur place (car malgré ce que vous dites, je me suis beaucoup renseignée avant de partir, et très peu de témoignages vantent les jobs en restauration ou call center).
      Je n’ai pas à vous prouver mon adaptabilité, mais j’ai travaillé en restauration ici et ai accepté pas mal de choses (illégales), il en est de même pour mon ami qui travaille également dans la restauration. Je ne souhaite pas être jugée par quelqu’un qui pense que je suis une frustrée et qui critique les canadiens alors que ce n’est pas du tout ma volonté…

      • posted by
        Marjorie
        Jan 24, 2015 Reply

        Bene, merci pour cet article qui est, en plus d’être bien écrit, utile !
        Il permet en effet de relativiser la version idyllique relayée par les médias et sites
        Noelle, votre commentaire donne l’impression que VOUS êtes frustrée de voir des français réussir dans votre pays: “Je trouve que les Canadiens sont déjà plutôt sympa de supporter tous ces français qui arrivent en conquérants et, pour certains, prennent les postes à responsabilités.”
        J’espère que les autres canadiens seront plus agréables que vous l’êtes, mais passons.
        La situation économique fait que trouver un emploi dans notre domaine suppose que l’on doit être le meilleur, étranger ou pas. Mais je ne vais pas m’attarder sur le sujet.

        Merci encore Bene pour cet article et ce blog, qui sont plus qu’intéressants!

  17. posted by
    sd
    Mai 13, 2013 Reply

    bonjour,
    article intéressant!
    personnellement j’ai vécu à Montréal pendant 1 an dans le cadre d’un échange inter-universitaire, donc pas dans le cadre du PVT. mon commentaire ne sera donc pas très représentatif ^^
    j’ai trouvé les québécois très ouverts et me suis fait de nombreux amis, que j’ai encore malgré les 7 années écoulées depuis mon retour en france.
    la réalité n’est pas forcément rose en effet, mais comme de partout. je suis toujours étonnée de la naïveté des personnes qui pensent que tout sera facile.
    comme certains commentaires précédents, je pense que tout dépend de ce que l’on attend / de nos motivations à partir ; et des atomes crochus – ou pas – qui se forment au contact de ce beau pays.
    la santé là-bas est chère, tout fonctionne par recommandation (job, logement…), on se sent parfois bien seul loin de la famille.
    à côté de ça la mentalité des gens est qd même géniale (enfin ça c’est subjectif!) car très ouverte, volontaire, pragmatique ; les opportunités d’emploi pour les jeunes sont bien meilleures qu’en France, l’hiver est magique, et j’en passse.
    en revanche, être bilingue est un réel atout c’est clair, et il vaut mieux vérifier avant de partir si son diplôme correspond ou non aux besoins en qualification du pays.
    bonne continuation à l’auteure de l’article.

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @sd: Oui je confirme, la mentalité est vraiment cool, ça nous change vraiment de la mentalité négative française et ça fait vraiment du bien ! Pour les opportunités d’emploi, c’est vrai qu’il y en a plus qu’en France mais encore une fois tout dépend d’où tu viens en France et ton secteur d’activité, les opportunités, il peut y en avoir partout 🙂

      Merci pour les encouragements en tout cas, et merci d’avoir laissé un commentaire ! 🙂

  18. posted by
    THomas
    Mai 13, 2013 Reply

    Louer un appartement—>1700 dollars c’est pas très judicieux avec un 2000 euros de réserve tout de même…
    http://www.couchsurfing.org
    http://www.hostelworld.com
    http://www.craigslist.com
    http://www.gumtree.com

    Pour avoir vécu, sur la cote Ouest et Est pas loin de 2 ans et 2 ans et demi en Australie, m’a déception au niveau de l’emploi/logement à mon retour en France il y a 3 mois a été brutale.

    je suis parti au Canada avec 800 euros et un RSA tout ça sans assurance et vol retour (donc pas du tout en règle) et je suis rentré avec 30 000 euros en travaillant (dur) seulement 5 mois.

    Même expérience en Australie.

    Je regrette tellement de ne m’être pas attardé un peu plus sur mes visas… et je sais très bien que JAMAIS en France je trouverai un emploi d’ouvrier à 9000$-10000/mois.

    Donc MA conclusion est bien différente—> il est bien plus facile de trouver un emploi, de se faire vite des $$ de trouver un logement, ou même un véhicule et ça prend surtout beaucoup moins de temps qu’en France.

    Il faut juste oser et s’en donner les moyens…

    • posted by
      Antoine & Béné
      Juil 21, 2013 Reply

      @THomas: Désolée pour cette réponse tardive mais je n’avais pas vu ton commentaire. Je pense que tu a mal compris car nos 1700 dollars étaient pour le First and Last donc notre loyer est à 850 dollars. Ce qui est largement correct pour Toronto 😉 Et contrairement à pas mal de PVTistes nous sommes arrivés avec beaucoup plus de 2000 euros sur place, donc ces dépenses n’ont pas particulièrement posé problème. C’est pourquoi je conseille d’arriver sur place avec plus que 2000 euros 🙂

      En revanche, tu parles du RSA mais je crois qu’il est complètement illégal de bénéficier d’allocations de ce type lorsque tu pars vivre à l’étranger sinon nous aurions continué à bénéficier de notre chômage également et tout aurait été beaucoup plus facile 😉

      Waouh, 30 000 euros donc 40 000 dollars en 5 mois soit 8000 dollars par mois. On ne connait personne au Canada (Et pourtant on connait des gens bien placés dans les Big 4) qui ait gagné autant donc je pense que ton expérience n’est pas très révélatrice mais tant mieux pour toi !

      “Je regrette tellement de ne m’être pas attardé un peu plus sur mes visas… et je sais très bien que JAMAIS en France je trouverai un emploi d’ouvrier à 9000$-10000/mois.” Peut être un souci dans le nombre de 0 non ? 😉

      “Donc MA conclusion est bien différente—> il est bien plus facile de trouver un emploi, de se faire vite des $$ de trouver un logement, ou même un véhicule et ça prend surtout beaucoup moins de temps qu’en France.” Notre conclusion n’est pas différente du tout, il est plus facile de trouver un emploi ici, mais il ne faut pas croire que l’on trouvera dans son domaine aisément (ce que beaucoup de gens croient en arrivant au Canada malheureusement).

      “Il faut juste oser et s’en donner les moyens…” Merci du conseil 😉 (ceux qui ont commenté cet article et qui vivent ou ont vécu sensiblement la même expérience que moi vont être ravis ! ;))

  19. posted by
    THomas
    Mai 13, 2013 Reply

    Ah et puis Pierre ! Parlons en de ce “journaliste” !
    ce petit freluquet est l’exemple type du fainéant français… je le sais ! j’ai vécu avec et je l’ai vu travailler—> Conclusion ne jamais écouter et croire un journaliste !
    un bon coup de pied au c@$L, c’est tout ce qu’il méritait !

  20. posted by
    Nico
    Mai 13, 2013 Reply

    Oui, il reste de l’or a trouver au Canada mais comme pour tout, ce que l’on recolte est le fruit de ce qu’on a plante et les attentes doivent etre en adequation avec le niveau de preparation.

    Pour ceux qui veulent trouver un emploi epanouissant dans leur domaine: vous DEVEZ deja parler anglais de maniere courante avant de partir. Le temps passe vite et les 6 premiers mois sont tres charges pour esperer faire de reel progres a moins de consacrer au moins 2h par jour.

    Pour partager mon experience, je me suis prepare specifiquement 18 mois avant de partir avec des audiolivres en anglais 15mn par jour pour la comprehension et des sorties dans pubs anglo pour la confiance (la bonne excuse).

    Au final, ca depend effectivement de chaque individu, donc de sa personnalite, son CV, sa chance et son degre de preparation avant le depart.

    • posted by
      Béné
      Mai 13, 2013 Reply

      @Nico: Je suis complètement d’accord avec toi. Avec le recul que j’ai maintenant, je ne préparerai pas mon voyage de la même manière, préparerais tout le nécessaire à la recherche d’emploi en France, essaierais d’améliorer mon anglais avant de partir, et tant qu’à faire j’essaierais de demander un pvt cette année pour en avoir un de deux ans 😉 En vrai, chacun son contexte d’avant départ, je suis partie juste après mon diplôme, j’ai fait de l’alternance pendant 2 ans, donc vraiment pas le temps de travailler mon anglais d’une manière intensive avant (même si ma compréhension était plutôt bonne puisque je suis une afficionados de séries américaines que je regarde en VO, même si ça vaut ce que ça vaut…). Avec des si… 😉
      Et mon ami parlait très bien anglais et avait une très très bonne compréhension, mais pour travailler dans un contexte anglophone c’est complètement différent. Même avoir un bon niveau d’anglais en France ne suffit pas 😛

      Je suis d’accord avec toi également sur le fait qu’il y a autant d’expérience de PVT que de PVTistes. Rien ne sert de se comparer aux autres, de jalouser des gens qui réussissent mieux que vous sur place, etc, ça ne fait pas avancer et eux aussi ont peut être eu de la chance. Personnellement, je pense quand même qu’il y a vraiment une grande part de chance dans tout ça : trouver tel appartement dans tel quartier au bon moment, rencontrer telle personne qui vous fera rencontrer telle autre qui vus mènera à telle opportunité… Beaucoup de choses sont imprévisibles 🙂 Je pense également qu’avoir du temps pour se constituer son réseau au départ est une chance, que tout le monde n’a pas forcément en fonction de ses moyens financiers, etc…

  21. posted by
    Noelle
    Mai 13, 2013 Reply

    @ Bene: Ahahahah, je t’invite vivement à revérifier la signification de ce fameux Point Godwin ma chère !! Il n’y a pas de mal à dire que les français est un peuple colonisateur…beaucoup de pays le font aussi ! Rien de péjoratif derrière ça.
    A part ça, je n’ai point voulu te juger mais juste te faire comprendre que ça n’est pas aider les autres PVTistes que de raconter une expérience qui n’est pas celle que TU attendais.
    Je sais qu’il faut passer par la case, « petits jobs » lors que l’on arrive ici ; je ne connais personne qui ne l’a pas fait. MAIS, sais-tu que l’Amerique du Nord fonctionne énormément par le réseautage ? Par exemple, pour Toronto, il existe le blog Expat-blog, le Centre Francophone de Toronto, tu peux aussi aller voir le consulat pour avoir une liste d’entreprises qui recrutent en ce moment. Par que les ambassades/consulats sont là pour aider les expatriés, c’est entre autre une de leur mission.
    Si tu vas sur Linkedin, il y des réseaux pour n’importe quel métiers, nationalités. Tu t’inscris, tu y vas avec tes cartes d’affaires et en avant,
    Simplement, en Amérique du Nord, contrairement à la France, il faut se vendre. Il n’y a personne pour te tenir la main.
    Aux dernière nouvelles, le taux de chômage à Toronto tourne autour de 8%, rien d’exceptionnel dans un pays industrialisé occidental, alors les gens qui galèrent ne représentent quand même que 8% ; on n’est pas au bord de la faillite, non plus !
    Je te rejoins sur le fait que le PVT souffre d’une mauvaise réputation…hélas, le « V » de PVT a du faire du tort aux employeurs. Et c’est vrai que les employeurs sont plus confiants quand tu as une RP.
    Concernant ta remarque sur les loyers, je ne comprends pas ce qu’il y a de choquant à donner 2 mois de loyer ; Tu sais bien qu’en France la caution d’un appartement, c’est 2 mois de loyer aussi ; so, what’s the point ? Est-ce la peine de soulever ce point « chiant » qui n’en n’est pas un ?
    En gros, je veux dire qu’ici, ce n’est ni mieux ni moins bien qu’ailleurs et les gens n’arrivent pas en se disant que tout ira pour le mieux. Même s’il y a quelques inconvénients, c’est quand même un pays, où si tu te bouges les fesses, tu peux à peu près tout réussir. Faut le vouloir !
    Enfin, ce que je veux te dire par ma réponse, c’est que les medias ne donnent que des exemples et que le ton de ton article montre plus de la frustration que vraiment apporter des conseils à des futurs expat. Je constate que tu râles concernant la difficulté à trouver un boulot, concernant la mentalité nord-américaine de Toronto, après le processus de demande de RP, après les loyers…et oui, je réitère mon propos sur l’adaptabilité qui doit être la force première de l’expatrié :quand tu arrives dans un pays, les premiers temps sont magnifiques, la seconde étape, inévitable, est la déception car tu perds tes repères en réalisant que tu n’es pas en vacances mais que c’est vraiment ta nouvelle vie et la dernière étape est l’épanouissement complet dans ton nouvel environnement. Je n’invente rien, tu le trouveras dans n’importe quel article/bouquin sur l’expatriation.
    Après si tu prends ça comme un jugement ou que tu penses que mes propos ont un quelconque lien avec des théories condamnables de la Seconde Guerre Mondiale(cf ton fameux « point de Godwin »), c’est ton droit et je ne m’en offusque point et je n’engagerai pas de débat au-delà de celui de l’expatriation.
    Sans rancune.

    • posted by
      Béné
      Mai 14, 2013 Reply

      @Noelle: Pays colonisateur ? Mais de quelle époque tu parles ?! La colonisation n’a rien à voir là dedans ! Rien de péjoratif derrière ça ? Tu dis toi même que “les français prennent les jobs à responsabilité”… et “ces français qui arrivent en conquérants”, je dois être stupide mais pour moi c’est plutôt péjoratif !

      A voir les commentaires des autres, le nombre de likes sur la publication, et les expériences de mes connaissances, je pense que pourtant mon article a plu. Si je considère que cet article va aider les PVTistes car je raconte mon expérience, je pense avoir le droit d’écrire ce que je veux sur mon blog. Désolée de dire ce que je pense être MA vérité, je raconte mon témoignage, comme ceux qui disent avoir tout réussi au Canada le font. Les deux avis s’entendent je pense.

      “MAIS, sais-tu que l’Amerique du Nord fonctionne énormément par le réseautage ? ” EUH, ça fait 6 mois que je suis là, j’ai bien compris que ça passe par le réseautage. Et merci, je connais LinkedIn, je contacte d’ailleurs les employeurs directement sur ce réseau.

      “Tu sais bien qu’en France la caution d’un appartement, c’est 2 mois de loyer aussi ; so, what’s the point ? Est-ce la peine de soulever ce point « chiant » qui n’en n’est pas un ?” Mais je n’ai jamais dit que c’était chiant, depuis le début tu me fais dire ce que je ne dis pas c’est assez incroyable. Je préviens les PVTistes que qu’avoir 2000 euros sur son compte en arrivant comme le demande le PVT n’est pas assez pour pourvoir s’installer. Si tu lis les articles du blog, tu verras par toi même que nous avons été impressionné par ce système, beaucoup plus simple que le français, qui ne te demande aucune garantie.

      Donc d’après toi si je ne réussis pas, c’est que je ne le veux pas. Mes amis qui galèrent eux aussi vont être ravis de le lire…

      “tu râles concernant la difficulté à trouver un boulot, concernant la mentalité nord-américaine de Toronto, après le processus de demande de RP, après les loyers…”
      C’est râler de dire que la mentalité Nord américaine pense à l’argent. Ah pardon. C’est râler de dire que le dossier est long pour la RP ? (pour le loyer je ne reviens pas dessus, puisque tu déformes mes propos)
      Si avoir un esprit critique, c’est râler alors ne critiquons plus rien.

      Et je suis ravie d’apprendre que l’expatriation s’apprend dans les livres. Je suis déjà épanouie dans mon environnement, je n’ai pas de travail mais je me sens bien ici (et si tu lis bien mon article et notre blog tu le comprendras par toi même).

      Tu ne gardes que les critiques de mon article sans soulever tout ce que je dis en faveur du Canada. Si l’objectif est juste de démontrer que tu as raison alors va, tu as raison, je suis une grosse frustrée qui ne sait pas ce que c’est que le réseautage, qui râle pour tout et qui ne veut pas réussir. Merci pour ce joli portrait robot dressé à partir un article 🙂

      Sans rancune, comme tu dis.

  22. posted by
    Mezy
    Mai 14, 2013 Reply

    Je n’ai rien à ajouter, je suis entièrement d’accord avec Noëlle ! 🙂

  23. posted by
    JulieH
    Mai 27, 2013 Reply

    J’ai beaucoup aimé ton article, et je te dirais que ce que tu as écrit est valable pour Montréal aussi. Plusieurs potes PVTéistes se sont carapatés dans les 6 premiers mois, déçus de leur expérience sur l’île. Je crois que l’erreur commune du PVTéiste, c’est de s’installer en ville en espérant retrouver des valeurs qui n’y ont pas leur place. Les ambassades devraient nous vendre les régions, au Québec c’est tellement plus proche des idées préconçues que la grosse Montréal…
    Bonne chance dans vos démarches, c’est un parcours du combattant!

    • posted by
      Béné
      Juin 29, 2013 Reply

      @JulieH: Merci beaucoup Julie ! Merci d’être passé par ici 😉

  24. posted by
    Lisa
    Juin 30, 2013 Reply

    Ahhhhh !!! J’adoreee ton article ! Je pense comme toi, tout pareil !

    Mais je te rassure de suite, même avec une RP, tu galères a mort. J’ai écrit plein d’articles qui vont t’en convaincre si tu visites mon blog… Le seul moyen de t’en sortir a tous les coups c’est de décrocher des bons jobs plusieurs fois de suite ou d’avoir le cul borde de nouilles. Ouais mais comment on fait quand personne veut t’embaucher parce que justement tas pas d’expériences ? Ben… Tu galères. Et t’attends…

    Contrairement a toi, je connais beaucoup de gens sur Montréal qui sont très diplômés et n’ont pas trouve de bons jobs même avec une RP… Triste réalité du Canada.

    Si tu veux des conseils pour tout ce qui est marketing a Toronto, n’hésite pas a me contacter 🙂 on peut même déjeuner ensemble si ça te dit !

    • posted by
      Béné
      Juil 1, 2013 Reply

      @Lisa: Et bah voilà, pour le déjeuner c’est fait ! 😀 (merci pour cette chouette journée !) Tu m’as faite penser à créer une blogroll d’ailleurs, je vais mettre ton blog dedans 🙂

  25. posted by
    Roxane
    Juil 18, 2013 Reply

    Hey!

    Merci beaucoup pour cet article! Je naviguais sur le net à la recherche de témoignages en vue de me rassurer dans mon aventure canadienne et ton article a accompli cette tâche à 100%! 🙂

    Je suis en PVT depuis le mois d’avril, j’ai décidé de m’installer à Toronto et je galère beaucoup pour trouver un emploi (galérer est le mot le plus approprié je pense)…j’aurais aimé comme tu le soulignes très justement être mieux préparée à la réalité du monde du travail et de l’intégration au Canada avant mon départ… Il est vrai que le pays est magnifique, que la mentalité est bien différente de la France (les habitants sont nettement plus “friendly”) mais s’y faire sa place est bien plus compliquée qu’on ne le pense depuis la France… Je fais du bénévolat depuis maintenant un mois (à défaut de trouver un emploi dans ma spécialité et même des petits boulots, car même les petits boulots ne sont pas si simples à obtenir), mon bénévolat ne paie pas les factures mais il me permet au moins de rencontrer du monde et de découvrir le monde du “travail” ici. Qui vivra verra comme on dit! Trois mois que je suis là, je dois apprendre à être patiente et profiter de la partie “Vacances” que m’offre le PVT!
    Bye

    • posted by
      Bene
      Juil 19, 2013 Reply

      @Roxane: Je t’en prie, si cet article t’a permis de te rassurer et de ne pas croire que tu etais un “mouton noir” alors c’est parfait ! 😉

      Continue le benevolat encore un peu et ca devrait payer ! (moi je ne pouvais pas en faire par souci financier mais si tu peux, fonce !)

      Bon courage en tout cas ! Il ne faut surtout pas desesperer !

  26. posted by
    Malika
    Août 27, 2013 Reply

    ” Les postes bilingues sont très recherchés à Toronto (quand on dit bilingue à Toronto, cela veut dire que vous parlez anglais et français mais qu’une des langues est loin d’être maitrisée parfaitement, ils sont beaucoup moins exigeants sur la définition du bilingue). Très recherchés. Vraiment. Mais. Mais les postes proposés seront à 80% des postes de “Customer Service Representative”.”
    Mais c’est tellement ça!!!!! En fait il faut être informaticien pour avoir une belle vie dans cette ville 😀 Pour ce qui est du bénévolat, si tu veux faire du bénévolat dans ton domaine c’est limite aussi dur que chercher du boulot, alors perso je fais du bénévolat basique, parce que j’ai pas envie de me prendre la tête pour un truc non payé.
    Pour la vie qui coute les yeux de la tête à Toronto on m’avait dit sur le site pvtiste que le salaire suivait…euh les salaires de ceux qui ont une carrière peut être, mais quand t’as un temps partiel payé le minimum t’es obligé de cumuler plusieurs temps partiels pour sortir la tête de l’eau.
    Là je pense que je vais me mettre à chercher un stage non payé en temps partiel, ça sera peut être plus facile qui sait. Mais c’est assez frustrant de voir que l’année passe super vite et qu’on a pas le temps de faire ce que l’on avait envie de faire (sans compter que des fois je me dis “est-ce que j’aurais pas mieux fait de faire ma roots et gambader partout au Canada, au lieu d’essayer de survivre à Toronto)

    • posted by
      Béné
      Oct 31, 2013 Reply

      @Malika: Je me reconnais pas mal dans ton témoignage ! C’est vrai que la vie est très chère et on a du faire pas mal d’efforts sur nos dépenses tout au long de l’année…

      Il ne faut pas regretter, je crois que chaque personne arrivée en PVT à Toronto a connu ce type de galère ! Il faut perséverer et provoquer la chance… et encore, c’est même pas dit que cela chance quelque chose ! 😀

      Bon courage et bonne continuation pour la suite !

  27. posted by
    christelle
    Oct 1, 2013 Reply

    Je suis arrivée à Montréal en juillet pour suivre mon conjoint qui travaille dans une boite aéronautique. Je pense que j’étais bien préparée, j’étais positive pour l’emploi, en lisant les blogs, les forums, tous les sites d’emplois, tous les emplois disponibles… je me disais ouah ça va être facile. A ce jour je n’ai pas d’emploi (pourtant je postule au plus bas de l’échelle, je veux juste acquérir de l’expérience), même pas une entrevue, j’ai 11 années d’expériences en tant qu’adjoint administratif mais malheureusement pour moi je ne parle pas Anglais.eh oui Montréal est Francophone mais si tu ne parles pas Anglais on te renvoie à tes éudes. voilà donc le Canada ça peut être “fun” mais il faut aussi se dire que ça peut vite tourner au cauchemar.

    • posted by
      Béné
      Oct 31, 2013 Reply

      @christelle: Aïe aïe aïe, cela ne m’étonne même pas ! Je vous souhaite bien du courage en tout cas, en espérant que la situation se débloque rapidement !! 🙂

  28. posted by
    Rose040
    Oct 30, 2013 Reply

    Merci pour cet article qui est vraiment très instructif ;). Il est vrai que sur les autres sites, il y a très peu de critiques négatives et constructives sur le Canada.Toutefois,avec votre article, je suis un perdue sur mon choix de destination.. Comme beaucoup de pvtistes, j’avais pensé partir à Montréal mais après je veux pas me fondre dans la masse au risque d’avoir du mal à trouver un emploi,à me faire des amis ou à ne pas être assez dépaysé au niveau de la langue..Du coup,peut être qu’effectivement le wwoofing peut être plus enrichissant mais il faut choisir le bon endroit également…

    • posted by
      Béné
      Oct 31, 2013 Reply

      @Rose040: Bonjour Rose, tout dépend de ce que vous recherchez. Toronto et Montréal sont vraiment différentes et votre expérience dépendra du choix de la ville où vous vous installerez…

      Montréal est plus européenne et le français peut vraiment aider pour trouver un travail mais effectivement il y a beaucoup de français et cela peut être moins dépaysant.
      Toronto est très américaine, cosmopolite et anglophone. Il est plus difficile d’y trouver un travail mais l’expérience est vraiment extraordinaire.

      Le wwoofing en dehors des villes peut être un bon compromis pour améliorer son anglais, rencontrer des gens et être dans la nature canadienne !

      Tout dépend de ce que vous recherchez ! 🙂

      Bonne journée !

  29. posted by
    Thibaut
    Oct 31, 2013 Reply

    Bonjour Bénédicte,

    Je suis diplômé d’un master depuis près de 3 ans et j’ai 2 ans d’expérience dans mon domaine mais je ne trouve pas en France. Je commence à préparer mon dossier pvt pour partir en Février. Ton article est très intéressant, même si un peut décourageant. Je suis parfaitement bilingue (dans le sens du terme ou je parle Anglais et Français au même niveau) et je voulais savoir si il y avait quand même des possibilités de trouver un job dans la partie Anglophone. Je m’intéresse particulièrement à Vancouver, as tu entendu des infos qui pourraient m’être utiles? En tout cas merci pour cet article!! Bon courage pour la suite!

    • posted by
      Béné
      Oct 31, 2013 Reply

      @Thibaut: Bonjour Thibaut et bienvenue par ici ! Alors, avant toute chose, si tu es parfaitement bilingue alors tu as beaucoup plus de chance de trouver que les PVTistes traditionnels 🙂 En revanche comme tout le monde, tu devras sans doute passer par la case “call center” ou job dans la restauration avant de pouvoir prétendre à un autre job plus intéressant… Il faut en effet montrer aux entreprises canadiennes que l’on a la volonté de s’intégrer dans le pays et cela passe évidemment par le fait de travailler un peu n’importe où en étant pas très regardant ! A voir donc pour le job… mais tu devrais pouvoir trouver sans trop de souci !

      S’agissant de Vancouver, malheureusement, je n’y suis jamais allée mais il parait que c’est magnifique (bien que très cher) !

      Bon courage pour le PVT !

  30. posted by
    Mylene
    Oct 31, 2013 Reply

    2 ans 1/2 à Montréal, depuis 1 an de retour en France, en attente de ma RP qui devrait pointer le bout du nez d’ici la fin d’année, je n’ai qu’une hâte : y retourner. Parce que oui,certes, j ai de la famille là-bas, mais également mes amis maintenant. Des amis français, québécois, que j’ai mis du temps à me faire, à tisser de vrais liens, le tout s’étant vraiment facilité par la travail… NON, partir vivre à l’étranger n’est pas la fuite vers l’Eldorado, sachant qu’à mon avis, aucun endroit au Monde ne le sera pour plein de raisons. Si en France, on peut avoir pas mal d’avantages sociaux, ce n’est pas le cas du Québec du moins ( ne sachant pas vrmt cmt ça se passe ailleurs au Canada n’ayant pas concrètement expérimenté la chose). Il vous faudra avancer un 950 doll pour un petit tour au CHU puisqu’en tant que résident temporaire, vous n’aurez pas la ‘carte soleil’. Donc oui, sur le coup, ca fait mal. Si, en France on peut manger grassement fromage et boire vin rouge pour qq euros, ça n’est pas non plus le cas au Québec. MAIS, je n’ai encore pas vu en France le respect entre personnes que j’y ai côtoyé la-bas au quotidien…en tant que ‘nana’, JAMAIS en 2 ans et demi, je ne me suis faite ’emmerdée’ par un ou groupe de mecs en sortie de soirée, en soirée ou tt simplement en plein été parce que j’étais en jupe/short ou court vêtue. Cette tranquillité au quotidien, cette ouverture d’esprit a, pour moi, pas mal remplacé les avantages français. C’est clair et net qu’il ne faut pas y aller en pensant retrouver notre petit confort de français la-bas parce que vous ferez vite chemin inverse, et ça prend du temps de prendre ses marques. Pour cause de visa, j’ai du revenir en France et ça a un peu été l’agression de revenir au pays. L’hiver est rude et long srtt en fait, mais la saison printemps/été, tellement agréable, pleine de vie partout…MERCI les 15000 parcs de Montréal, MERCI les Montréalais, respectueux des lieux et faisant qu’on peut faire du bbq en plein parc ans que ça dégénère. J’aime cette ville et je m’y sens bien. Niveau toit, la coloc est TRES répandue puisque c’est vrai, avoir un appart pr soi est un peu plus cher…si on veut être dans des quartiers en vogue type Plateau/Mile end. Ceci dit, il est vrmt plus facile d’y faire un bail comparé à la France ou on nous dde plein de garantie/caution solidaire/CDI…BREF, Montréal me manque vraiment, tout en sachant que ce n’est pas l’Eldorado et qu’une fois de retour, je devrais m’attaquer à la recherche d’un emploi de nouveau. Mais honnêtement, rechercher un emploi en France aujourd’hui, c’est pas non plus une partie de plaisir quand on nous rabâche ‘mmm diplôme mais pas d’expérience’, ‘sur-diplomée’…

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2014 Reply

      @Mylene: Bonjour Mylène, merci pour ton commentaire et ton témoignage ! Je comprends que Montréal te manque, Toronto me manque aussi parfois !
      Et effectivement, pour moi, il est aussi compliqué de trouver un bon job en France qu’au Canada… Mais je pense que les PVTistes qui arrivent au Canada sont beaucoup moins exigeants et sont prêts à acceptre des jobs qu’ils ne seraient pas prêts à faire en France, pour moi la plus grande différence est là 🙂

  31. posted by
    expatriée | The Stage Door
    Nov 7, 2013 Reply

    […] Le côté obscur du PVT, chez Béné (qui a aussi fait un “bilan” de ses 9 mois passés à Toronto et donne […]

  32. posted by
    expatriée | The Stage Door
    Jan 13, 2014 Reply

    […] Le côté obscur du PVT, chez Béné (qui a aussi fait un « bilan » de ses 9 mois passés à […]

  33. posted by
    sorya
    Jan 19, 2014 Reply

    bonjour! je m’appelle sorya. je suis tombée un peu par hasard sur cette article en faiseant mes recherches sur le pvt au canada. j’ai 25 ans, un master 1 en management international anglais-chinois (mais j’ai pas mal oublié mon chinois malheureusment). bref, ça doit faire presque 2 ans que j’ai fini mes études et depuis ce que j’ai trouvé de mieux c’est du ménage! je savais déjà avant de lire l’article que partir au canada n’est pas une solution magique, il y aura certainement des difficultés. je m’attends à commencer à trvailler au plus bas de l’échelle. mais j’avoue que ça m’a un peu refroidi :/ je suis très peureuse et j’ai peur de ne pas m’en sortir là bas, de ne pas évoluer et de revenir en france une main devant, une main derrière. en tous cas, si j’ai les guts de me lancer ce sera l’an prochain (sachant que les places sont chères car beaucoup de demandes pour peu d’élus, puisque je suis en train d’économiser. pensez vous que je devrais dès maintenant chercher un emploi ou c’est trop tôt? je me suis dis que si admettons je trouve, je n’ai pas d’argent ni de papiers pour partir donc une occasion de travail râtée non? bref, merci pour ce témoignage!

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2014 Reply

      @sorya: Bonjour Sorya et merci pour tes commentaires !
      Mon article n’est pas du tout destiné à décourager les personnes qui souhaiteraient partir en PVT (tu pourras lire d’autres articles qui vantent cette expérience sur ce blog), si l’expérience t’attire alors fonce ! Cela va être compliqué parfois, mais le jeu en vaut vraiment la chandelle… Même si tu trouves un job pas top, ce n’est pas grave, au moins tu auras tenté et tu n’auras aucun regret à avoir ! 🙂
      Vraiment, fonce, n’aies pas peur ! En revanche, rien ne sert de chercher un travail au Canada depuis la France, car il faut que tu puisses passer les entretiens sur place… Donc attends d’être sur place ! (il en est de même pour la recherche d’appartement, d’autant plus que cela t’éviteras bien des arnaques)

  34. posted by
    sorya
    Jan 19, 2014 Reply

    désolée pour les fautes! pendant toutes ces années scolaires on m’a toujours dit de me relire, je ,e l’ai pas fais sorry lol au fait, j’ai oublié de préciser que je voulais partir à Montréal.

  35. posted by
    sorya
    Jan 19, 2014 Reply

    je lis mes deux précédents messages et j’ai honte^^ excusez-moi aussi pour les fautes de frappe. à croire que j’ai eu mon diplôme dans une pochette surprise! j’ai lu un petit peu votre blog et je vous envie tellement!!! si j’avais l’argent je ferais le tour du monde, j’adorerai voyager plus. je ne me plains pas, j’ai quand même fais l’Espagne, l’Italie et la Chine mais il y a tellement de pays que je voudrais visiter et je ne peux pas faute de moyens. bref, vous serez peut être déjà revenue d’Asie quand vous verrez mes messages (vous allez me prendre pour une folle à envoyer tant de messages!) mais j’espère pour vous que vous vous serez régaler!

  36. posted by
    reza
    Fév 22, 2014 Reply

    Bonsoir, je suis en pvt à Montréal, mon visa expire le 1er Mars. Je ne vois pas de solution malheureusement pour rester, j’ai tout essayé… on me dit que je peux faire une demande de permis de travail pour avoir le statut implicite… mais le statut implicite existe il pour le pvt ? sachant que je n’ai pas d’emploi, je travaille avec des agences de placement dans des manufactures, rien de stable et je change d’endroit tout le temps… est ce qu’il y à une chance que ça passe ?

    Si je reste après la date d’expiration en continuant à travailler ? qu’est ce que je risque ? dans l’immédiat et dans l’avenir en étant dans l’illégalité et est ce que je peux lancer une demande de résidence pendant ce temps ?

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2014 Reply

      @reza: Malheureusement, je pense que cela va être compliqué… Pour obtenir un permis travail il faut une situation stable. Et pour obtenir la résidence permanente, il faut attendre plus d’un an… :/
      Bon courage en tout cas !

  37. posted by
    Nabil
    Mar 22, 2014 Reply

    Salut!

    Ton article résume bien le piège de ce PVT que j’ai obtenu en 2013 mais que je n’ai pas utilisé finalement. Fraîchement diplômé d’un Master 1 en France en 2012 j’ai donc choisi de m’établir a Londres pour faire mes premières armes dans la finance ( je pense que Londres est la meilleure place pour un début de carrière surtout dans ce domaine )car j’avais justement cette peur de perdre mes acquis universitaires et je voulais impérativement mettre à profit mon diplômé et améliorer mon anglais. Le Canada j’y pense mais dans un autre contexte peut-être après avoir fini mes études ici et avec une expérience professionnelle significative ( il est totalement exclu de m’installer au Quebec pour moi ). Le PVT ne convient selon moi pas a tout le monde : pour une personne qui cherche une ascension professionnelle je ne pense pas qu’il soit adapté mais pour quelqu’un en mode découverte, laid back à la recherche plutôt d’une aventure humaine OUI.

    Good luck and every sucess in your new life !

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2014 Reply

      @Nabil: Bonjour Nabil et merci pour ton commentaire !

      C’est exactement ça, je pense que pour une ascension professionnelle le PVT n’est pas forcément adapté à la majorité des gens (d’autant plus que les recruteurs sont frileux vis à vis du visa d’un an) même si certains y parviennent, par contre pour l’expérience de vie, c’est vraiment génial !
      Pour moi, l’ascension professionnelle avec un PVT est vraiment une question de chance !

  38. posted by
    Stef
    Mar 30, 2014 Reply

    Super article réaliste, qui change du site PVTiste qui vente les mérites du PVT et des multiples reportages Français qui montrent le canada comme un réel Éldorado.

    Je pense qu’il s’agit d’un phénomène de mode qui s’estompera quand l’Europe ira mieux.

    Un Français ne veut pas faire caissier avec un Master en France mais il est prêt à être vendeur à Montréal. D’ailleurs on les voit tous sur le plateau à tenir des boutiques et à afficher fièrement leurs PVT.
    avec pour slogan, j’ai trouvé un boulot en deux semaines wooow !!!! mais quel boulot !!!!

    L’avantage d’être bilingue c’est de trouver un boulot mais pas seulement,tu es aussi mieux payé et tu peux vraiment choisir ton domaine.

    Enfin, la communauté Française est soudé pour faire des soirées mais le jour ou ta un gamin ou une galère de santé là oublie les gens. 100% vécu.

    Le mieux est de réellement s’intégrer sans oublier d’ou on vient car un soutien moral c’est important quand on est expat.

    Merci en tout cas et bon succès

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2014 Reply

      @Stef: Bonjour Stef et bienvenue sur ce blog !

      “Un Français ne veut pas faire caissier avec un Master en France mais il est prêt à être vendeur à Montréal.” Hahaha, c’est exactement ça ! 😀 Et j’ai été dans cette position donc je ne peux qu’approuver (mais notre objectif n’était pas du tout de rester après le PVT mais de faire des économies pour voyager !).
      Effectivement, je pense que beaucoup sont prêts à faire des jobs en bas de l’échelle au Canada alors qu’ils ne feraient jamais ça en France. Je pense qu’il y a un côté “regardez moi je vis au Canada, je suis parti de France” quel que soit le job malgré tout !
      Il est très facile de trouver un job dans la restauration au Canada, comme il est facile d’en trouver un en France… malheureusement, peu de PVTistes seraient prêts à l’accepter dans leur propre pays.

  39. posted by
    Zou
    Avr 17, 2014 Reply

    Salut, je tombe sur ton article un peu par hasard, et je tiens à dire que je ne suis pas trop d’accord sur ce que tu dis niveau boulot : je connais en effet un certain nombre de français qui ont fait ou font actuellement un PVT à Toronto, et pour la plupart ça a été facile de trouver du boulot dans leur domaine (marketing, commerce, ingénieur…) Quand je dis facile ça veut dire moins de 3 mois, comparé à la France en ce moment, c’est plutôt cool.
    En fait ce qu’il faut comprendre c’est qu’en effet ici le boulot ne se trouve pas comme en France sur le site de l’ANPE, 90% des recrutements se font par recommandation (comme tu le dis). Mais pas la peine d’avoir travaillé dans une boîte pour avoir une recommandation, perso j’ai contacté plein de gens sur LinkedIn qui travaillent dans mon domaine pour me créer un réseau canadien, ensuite ces gens te font passer des offres d’emploi dans leurs boites que tu n’aurais pas trouvé sur internet…
    Alors OK la vie est pas forcément rose comme sur pvtistes mais ce que tu décris c’est à l’opposé, je pense qu’il y a un juste milieu entre les 2 😉

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2014 Reply

      @Zou: Bonjour Zou,

      Moi aussi je connais des français qui ont trouvé des jobs à Toronto et qui y sont restés, mais j’en connais beaucoup plus qui ont du repartir en France !
      “Mais pas la peine d’avoir travaillé dans une boîte pour avoir une recommandation, perso j’ai contacté plein de gens sur LinkedIn qui travaillent dans mon domaine pour me créer un réseau canadien, ensuite ces gens te font passer des offres d’emploi dans leurs boites que tu n’aurais pas trouvé sur internet…”
      J’ai moi aussi beaucoup utilisé Linkedin et notamment le réseau de mon école, mais tout dépend de ton domaine… On ne peut pas généraliser car chaque expérience est différente et je donne mon opinion sur mon expérience ici 🙂 Donc effectivement, il y a un juste milieu entre trouver un job et vivre l’Eldorado canadien à fond et ne rien trouver du tout, mais je tenais juste à demystifier un peu le PVT car beaucoup de français arrivent plein d’espoir au Canada et peuvent être déçus une fois sur place…
      Pour ma part j’ai travaillé en marketing pendant 5 mois après avoir travaillé dans la restauration donc je n’étais pas à plaindre et mon objectif n’était pas forcément de rester (je ne suis d’ailleurs pas restée et ne ferai pas de demande de résidence permanente au final) mais si mon témoignage peut aider certains alors objectif atteint ! 🙂

  40. posted by
    Doll
    Mai 1, 2014 Reply

    Hey coucou,

    Just pour dire que ça fait du bien aussi de voir ce type de témoignage, ça fait un moment que j’ai ce projet en tête, d’ailleurs je préfère aller ds la partie anglophone et justement j’avais du mal à trouver des exemples et témoignages.
    Merci encore! keep up the good work 😉

    • posted by
      Béné
      Mai 3, 2014 Reply

      @Doll: Hello Doll et bienvenue par ici !
      Je t’en prie, ravie que cet article aie pu t’aider ! N’hésite pas si tu as la moindre question 🙂

  41. posted by
    julie
    Mai 26, 2014 Reply

    Super ton article! Mais par contre il ne faut pas croire que tout soit plus facile à Montréal, loin de là… Ça fait 9 mois que je suis ici en PVT et j’ai les mêmes sentiments que tu peux décrire dans ton expérience.
    Bonne chance pour la suite ! Et profitez bien!

    • posted by
      Béné
      Mai 18, 2015 Reply

      Bon courage alors !

  42. posted by
    Ambrelia
    Juin 11, 2014 Reply

    Bonjour,

    Merci pour cet article très intéressant. Il est vrai que Montréal et le Québec sont particuliers et différents des autres provinces du Canada.
    Bonne suite pour votre aventure dans ce merveilleux pays.
    Stéphane
    http://www.ambrelia.com

  43. posted by
    Gil
    Juil 5, 2014 Reply

    Bonjour tous le monde!

    Je viens vous exposer ma situation et souhaiterai avoir vos avis et conseil.
    Ma mère a été naturalisé au Canada il y a très longtemps par le biais de son papa. Mais arrivée en france jeune elle a perdu sa carte de naturalisation qu’elle fait refaire auprès de l’ambassade ce qui prendra un an. Pour que j’obtienne a mon tour le passeport canadien il me faudra encore 1 an après elle. Mon ami et moi souhaitons partir travailler la bas, sachant que j’ai de la famille qui peuvent nous loger sur place.
    Mes questions sont :
    Doit on obligatoirement faire un PVT tout les 2?
    Juste lui?
    Comment peu on faire pour partir bosser la bas sans le PVT dans notre situation?
    Merci d’avance
    Chloé

  44. posted by
    Marion
    Juil 28, 2014 Reply

    Salut et merci pour cet article enrichissant.

    Une question : quelle ville choisir entre Toronto ou Montréal quand son objectif premier c’est de trouver dans son domaine? Je suis graphiste…

    Je sais que les 2 villes proposent “pas mal” d’opportunités dans le domaine mais après est ce qu’on donne plus facilement sa chance à Montréal plutôt qu’à Toronto?
    Merci d’avance 🙂

    • posted by
      Béné
      Mai 18, 2015 Reply

      Malheureusement, je ne peux pas t’aider là dessus… Je ne connais pas suffisamment le marché du travail dans ce domaine. Bon courage !

  45. posted by
    Khadija
    Oct 11, 2014 Reply

    Tout à fait d’accord avec cet article ! du moins je vous rejoins dans certaines choses. ayant passé quelques mois à Toronto (PVT en 2011) je suis arrivée mi janvier dans l’intention de travailler dans mon domaine ‘admin assistant”. j’ai commencé à chercher le lendemain de mon arrivée. j’ai démarché les agences intérim et enchainé les entretiens assez rapidement. j’ai trouvé du travail en une semaine du moins j’avais 2 boulots, le 1er agent administrative pour Sears et le 2eme un peu moins amusant “sondage par téléphone”.

    Par ce moyen j’ai pu rencontré de vrais canadiens, et croyez moi, c’est assez difficile en soi. On est super enthousiaste à l’idée de partir à toronto on se dit qu’on va trouver du travail tout en oubliant la rude concurrence avec les canadiens. Avec cette expérience j’ai pu réalisé que les canadiens subissent également le chômage. Perso, j’ai un niveau bac, j’ai eu l’occasion de discuter avec un mec qui avait fait une école d’ingénieur. et qui faisait le même job mais c’est parce qu’il avait besoin de travailler!! et contrairement à nous les canadiens ne dévalorisent pas certains boulots et sont des bosseurs !!

    J’ai également rencontré des gens venus directement de Montréal parce qu’il n’avait pas trouvé de travail. Toronto est une grande ville c’est un peu la ville de la dernière chance, en gros si vous trouvez pas de boulot ici, ça sera d’autant plus difficile ailleurs. Plus haut j’ai pu lire que tu avais travaillé avec ton amis dans la restauration, d’avance je vous préviens que ceux qui ne parlent pas anglais doivent se préparer à distribuer des journaux et faire les boulots que personne ne veut faire. A Toronto il y a du travail, n’hésitez pas à démarcher les agences tous les jours!! les canadiens aiment les gens motivés.

    Pour ceux qui veulent travailler dans leur domaine, je conseille Montréal, et si vous parlez anglais c’est un plus, “les québécois” sont aussi nuls que nous à ce niveau. photocopiez vos diplômes faites un cv adapté à la version canadienne. puis le plus important les références si vous avez de bonne référence c’est un plus. pour répondre à GYL : si tu veux travaillez au canada ton meilleur moyen est le PVT. je ne pense pas que tu puisses travailler sans visa.

    Pour finir, j’ai rencontré des gens extraordinaires et si vous hésitez pour la saison je conseille Mars c’est la meilleure saison pour commencer à chercher du travail. bonne chance à tous!!

    • posted by
      Béné
      Mai 18, 2015 Reply

      Merci beaucoup pour ton témoignage que je rejoins complètement ! 🙂

  46. posted by
    Joanna
    Mai 2, 2015 Reply

    On voit rarement des témoignages aussi développés, c’était rafraîchissant de lire cet article 🙂
    Personnellement je fais encore mes études à la fac mais en tout cas le PVT m’attire beaucoup pour pourquoi pas une année sabbatique après mon master même si rien n’est encore certain.
    Le Canada m’attire plus pour des vacances, pour un PVT je choisirais plutôt l’Asie je pense.
    bref je vais continuer de parcourir ce super blog! 😀

    • posted by
      Béné
      Mai 18, 2015 Reply

      Merci beaucoup ! Ravie que cet article t’ait plu !
      Le Canada est vraiment une super destination de vacances, j’ai hâte d’y retourner ! Un PVT en Asie peut être vraiment super effectivement, pour avoir une bonne dose de dépaysement 🙂 Je pense que chaque pays à ses difficultés en tant qu’immigré, il faut essayer de s’en accommoder au mieux même si c’est parfois difficile !

  47. posted by
    Chris
    Juil 3, 2015 Reply

    Salut Béné & son chéri,

    Je trouve ton article très honnête et j’ai l’impression que c’est réellement ça / Ma femme et moi on a obtenu notre PVT et je sesn que finalement c’était pas ça le plus facile. On va sur Toronto, Marre d’entendre Quebec Quebec , c’est pour les looser non je déconne… mais on aime le challenge etc .. Notre famille et nos rapports avec nos amis nous manquerons mais nous sommes aussi persuadés que la reussite est a la clé après quelques années de patiences , surement moins longue qu’en france. Aurais tu des conseils pour la recherche d’emploi (interim, contact … sur TO… ou entreprise susceptible de recruter des pvtistes sur 2 ans ) je viens de tomber sur ton blog, je vais vous suivre . Merci 1000000 . Cheers

    • posted by
      Béné
      Juil 6, 2015 Reply

      Bonjour Chris,
      Merci pour ton commentaire !
      Malheureusement, je n’ai pas de contacts mais n’hésite pas à regarder sur Kijiji etc, tu devrais trouver un emploi rapidement si tu n’es pas très exigeant ! Antoine et moi avions trouvé des jobs dans la restauration en moins d’une semaine…
      Ce type de job est super pour une première expérience et te permettra d’avoir une expérience à valoriser lorsque tu voudras chercher un job dans ton domaine.

      Bon voyage et bonne continuation !

  48. posted by
    Pooj
    Août 27, 2015 Reply

    Bonjour
    Cet article est super, beaucoup plus réaliste que ce qu’on voit sur d’autres sites.
    Alors pour ma part j’ai un Bts en comptabilité et travailler on va dire 1 ans en tant que aide comptable….
    Je souhaite justement partir au Canada pour travailler dans mon domaine, bon il est clair que je devrai passer par beaucoup de petit boulots, j’en suis consciente.niveau anglais j’arrive à comprendre au global mais pour parler c’est pas le top.
    J’ai aussi de la famille à Toronto mais bon le Québec serait mieux pour moi nan ?
    Aussi j’ai toujours voulu améliorer mon anglais …
    Pensez vous je devrais passer par le PVT ? Et ensuite demander la RP ?
    Je suis preneuse de toute information
    Merci

  49. posted by
    La Duchesse s’Expatrie … l’Ascenseur Emotionnel ! | Une Duchesse en Vadrouille
    Nov 4, 2015 Reply

    […] Quand on lit sur les différents forums et blogs les articles de personnes qui se sont expatriées (dans le cadre d’un PVT ou pas), on voit bien que chaque situation est différente mais surtout que le rêve laisse très vite la place à la réalité ! (par exemple ici, ou là) […]

  50. posted by
    Marion
    Fév 16, 2016 Reply

    J’arrive un peu après la bataille mais je ne pourrais être plus d’accord avec ton article ! Pourtant, j’ai justement choisi de venir m’installer à Montréal pour avoir plus de facilités à trouver du travail… Quel doux rêve ! Non, le Canada n’est pas un Eldorado de l’emploi et je suis contente de voir que je ne suis pas la seule à penser ainsi 🙂 ça m’aurait bien aider à moi aussi de lire ce genre de témoignages avant de partir. Dommage je ne tombe qu’aujourd’hui sur ton article…

    Bonne continuation 🙂

  51. posted by
    Caroline
    Mai 1, 2016 Reply

    Bonjour, je découvre ce post très intéressant. Ca fait du bien de voir qu’on n’est pas seul à galérer. Moi, je suis arrivée avec un PVT à Québec fin 2012. Après 2 mois de recherche d’emploi, 200 candidatures envoyées à la française dans mon domaine et 0 réponse (normal), j’ai pris mes affaires et suis partie à Montréal. Là, j’ai cherché un poste de vendeuse car je devais travailler rapidement. J’ai eu de la chance, j’ai trouvé tout de suite. En parallèle, j’ai suivi une formation pour savoir comment chercher du travail. Au bout de 8 mois totalement infructueux, j’avais décidé de revenir en France car je n’étais pas venue pour faire vendeuse. C’est à ce moment-là qu’une agence de recrutement que je tanais depuis des mois me confie une mission d’adjointe administrative pour 15 jours. J’y suis restée 1 an et demi. Mais comme je n’avais pas la RP, l’aventure s’est terminée. En même temps, adjointe administrative, ce n’étais pas ma formation à la base. Je l’ai fait car c’était assez recherché et que je voulais quand même évoluer par rapport au job de vendeuse. Dommage que je n’ai pas aimé car c’aurait sans doute résolu mon problème faire adjointe administrative. Bref, j’ai la chance de toucher le chômage et en attendant ma RP, je décide de bosser sur des projets perso. Ca m’a fait du bien rien que pour l’estime personnelle. Quand j’ai eu ma RP 9 mois plus tard, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais d’aller à Toronto. Je n’étais pas fan de Montréal et j’avais besoin d’un break avec le Québec. En plus, on me disait toujours que mon niveau d’anglais n’était pas assez bon. Qu’à cela ne tienne, direction Toronto en octobre 2015. Exactement 3 ans après être arrivée au Canada. Cela fait maintenant 6 mois que je recherche du travail. Je n’ai pas l’impression que mon expérience québécoise serve à quelque chose. Et bien sûr, mon anglais n’est pas parfait. Alors, c’est très compliqué. Car il me semble que lorsqu’on voit des postes bilingues, en fait, j’ai l’impression qu’ils recherchent des anglophones capables de parler français plutôt. Une nuance plutôt importante. J’avoue que comme je pensais que ce serait plus facile pour moi de trouver à Toronto qu’à Montréal, avec mes 3 ans d’expérience québécoise et ma RP, je ne me suis pas investie dans la recherche de bénévolat ni d’un travail de vendeuse. Erreur ! J’aurais dû faire comme si je venais de France. Mais repartir une deuxième fois au bas de l’échelle me fatigue d’avance. Changer de province, c’est comme changer de pays. Bref, j’ai décidé de m’inscrire à un Certificat à l’U de To. On verra si avoir un diplôme local aide. En tout cas, bonne chance à tous ceux qui galèrent !

  52. posted by
    S’expatrier aux USA 3/3 : Choisir un état et une ville – Journey to Sacramento
    Mai 11, 2016 Reply

    […] Try » qui dévoile une autre réalité que celle qu’on trouve sur le net :   http://canadatry.fr/le-cote-obscur-du-pvt-canada-working-holiday-visa/ San Francisco j’ai répondu à la fin de mon article « S’expatrier aux […]

  53. posted by
    Mohamed Ali
    Août 5, 2016 Reply

    Bonjour
    Je l appel Mohamed Ali j aimerai quelque renseignement en vu de mon installation (France Canada) je suis dans le bâtiment (plaquiste,plâtrier ,carrelage,renovation.)
    J ai eu ma propre entreprise ds le domaine pendant 12ans .
    J aimerai savoir s il est difficile de trouver un emploi ds mon domaine
    Merci (nous sommes un couple 35ans avec 3 enfants)

    • posted by
      Béné
      Août 5, 2016 Reply

      Bonjour Mohamed, désolée mais n’étant pas du secteur, je ne peux malheureusement pas vous renseigner…
      Bonne continuation !

      • posted by
        Mohamed
        Août 5, 2016 Reply

        @Béné:
        Merci pour votre réactivité ,je continu ma recherche
        A votre avis serai t il plus judicieux de venir en simple touriste pour voir des Employeurs et si oui apres si emploi quel sont les démarches
        Merci

  54. posted by
    Pourquoi j’ai quitté pvtistes.net – Titre du site
    Août 8, 2016 Reply

    […] négatif, même constructif, recevrait probablement une pluie d’insultes. Il y a l’auteure de ce blog qui a tenté de dire que le site ne disait pas la vérité sur les difficultés du PVT Canada en […]

  55. posted by
    Benjamin
    Juil 28, 2018 Reply

    Et oui! Meme si je viens 5 ans apres la création de ce blog, je trouve que les informations sont plutot interessantes et bonnes à savoir avant son départ en PVT. J’ai recu ma LI en Septembre 2017 et je me rends au Canada dans deux semaines. Il est vrai que je me suis posé pas mal de questions ces 10 derniers mois et votre blog éclaircit vraiment ce que je pensais. Donc merci à vous! Pour ma part, je prefere me rendre à Toronto plutot que Montreal car j’ai grandi en Angleterre depuis que je suis petit et je pense (en tout cas j’espere) que mon Anglais soit aussi bon que mon Francais. Montreal me fait un peu peur car je pense que des Francais PVTistes qui cherchent du boulot, il doit y en avoir un bon paquet, donc j’ai bien peur qu’il y ait beaucoup trop de concurrences entre nous. Je prefere donc me faufiler avec les Anglophones en ésperant trouver un poste “convenable” sans trop attendre. Mais en effet, comme vous dites plus haut, c’est une evidence qu’ils preferent embaucher des Canadiens ou les personnes qui ont la RP plutot que des pvtistes. Alors, est ce que le fait que notre pvt soit maintenant valable deux ans y changera quelque chose? Je ne sais pas trop mais je l’espere. Pour ce qui est du taf et des mes etudes, je n’ai que le bac mais j’ai eu la chance de trouver des bonnes compagnies en Angleterre qui ont su me faire confiance. Mon dernier poste était team leader dans un call centre pour une entreprise assez renommée alors j’espere pouvoir trouver un poste equivalent. Ces postes là font partie de la categorie B au Canada alors peut etre que ca pourrait rapporter des bons points pour la RP si j’en venais à vouloir rester. Ayant vécu à Londres pendant pas mal d’années, je pense que je suis vacciné pour accepter cette mentalité d’argent. A Londres, un loyer pour un deux pieces coute pas moins de 1600 euros, les murs tombent en ruine et tu peux meme entendre le vibreur du reveil du telephone de ton voisin =). Donc, j’espere en tout cas, que d’avoir vécu une bonne partie de ma vie en Angleterre et à Londres m’aidera à ne pas etre trop choqué en arrivant au Canada. J’ai de la chance d’avoir de la famille dans le nord des etats unis pas loin de Toronto si je me sens trop seul. J’irai là bas avec environ 15000$ mais si je vois que d’ici deux mois que je ne trouve pas de boulot, je ne vais pas depenser mes economies dans un pays ou je ne suis pas accepté socialement et economiquement alors que je pourrais construie ma vie en Europe. Bref, en tout cas merci pour toutes ces informations! Pour ma part, on verra comment ca se passe! Comme on dit en Angleterre! **** it and let’s see!

Leave A Comment

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *