À la Une Ecologie Noël écologique

Réinventer Noël, c’est nécessaire et possible !

16/12/2021

Coucou les e-wokes, aujourd’hui un petit post sur l’impact écologique et social de Noël avec des alternatives pour celleux qui souhaitent faire leur possible pour proposer un Noël plus solidaire, éthique et sobre 😊

J’espère que ça vous plaira et que ce post ne générera pas trop se crispations chez vous ❤️ (Et si oui, on en discute en commentaires sans problème 😊)

J’ai hésité à publier ce post, peur d’être accusée d’être rabat-joie ou casseuse d’ambiance à l’heure où Noël peut être une soupape de réconfort et de douceur pour beaucoup dans un contexte politique, économique et social difficile.

Pourtant, le dérèglement climatique, l’effondrement de la biodiversité et les injustices sociales n’ont malheureusement aucune trêve. La révolution écologique et sociale que nous devons mettre en oeuvre collectivement pour sauver ce qui peut encore l’être nous demande de remettre en question nos pratiques dans toutes les sphères de nos vies. Toutes les sphères de nos vies, cela signifie également les fêtes qui ont aujourd’hui davantage un sens capitaliste qu’une utilité sociale ou spirituelle.

Ce post est donc destiné à remettre en question nos pratiques collectives et individuelles afin d’essayer de réinventer Noël comme nous le pouvons, malgré l’inertie du système dans lequel nous vivons.

Une partie du contenu est issu de mon livre “La révolution du potager, manuel d’écologie individuelle et collective”.

Avant toute chose : précisons que Noël est une fête qui ne concerne pas tout le monde. Vous avez évidemment le droit de ne pas fêter Noël tout comme vous avez le droit d’apprécier les fêtes et d’en profiter !

Et n’oublions pas que mieux consommer ou réduire sa consommation est un privilège que beaucoup de personnes n’ont pas.

Toutefois, alors que les préoccupations des français.e.s envers le bien être animal et l’écologie n’ont jamais été aussi fortes, impossible de ne pas évoquer Noël et ses conséquences écologiques et sociales.

Au risque de gâcher la fête : Noël a un impact catastrophique sur l’environnement, l’humain et les animaux.

Achats de cadeaux superflus, emballages à usage unique, monoculture de sapins, illuminations, alimentation carnée, transport, gaspillage… Noël peut se targuer d’être la fête consumériste et polluante par excellence pendant laquelle la surconsommation des personnes privilégiées contraste avec l’impossibilité de consommer de celles qui sont précaires.

Au Royaume-Uni, les 24, 25 et 26 décembre représentent 5,5% de l’empreinte carbone annuelle du pays (incroyable non ?!).

Une défiance politique, économique et culturelle face à une remise en question nécessaire

On ne compte plus les paniques morales qui concernent Noël : panique morale concernant la suppression du foie gras à l’école et dans certains évènements publics, panique morale concernant la suppression du sapin de Noël classique, panique morale concernant le “Fantastique Décembre” de Besançon

Ces paniques morales festives auxquelles s’ajoutent les paniques morales constantes reflètent une manque de courage politique et une éternelle mauvaise foi à questionner notre mode de vie et ses conséquences écologiques et sociales. Tout est prétexte pour s’indigner et ne rien changer quand les faits écologiques et sociaux prouvent pourtant que le foie gras est produit grâce à la souffrance et la torture animale, que les élevages intensifs sont responsables de 14,5% des émissions de CO2, que la monoculture de sapins est destructrice pour la biodiversité, comme toutes les monocultures…

(Rappelons au passage que Christiane Lambert, présidente de la FNSEA (syndicat agricole majoritaire) osant affirmer qu’il n’y a pas de maltraitance dans la production de foie gras, est experte dans le mensonge et la défenseuse du dérèglement climatique et de l’effondrement de la biodiversité en faisant la promotion des engrais de synthèse et des élevages intensifs toute l’année. Et ce, en étant rémunérée 120 000€ par an.)

Nos changements de pratiques individuelles doivent évidemment s’inscrire dans des revendications et actions collectives afin de changer l’imaginaire de Noël et tenter de faire respecter les exigences climatiques et sociales.

Réinventons Noël , pour un Noël plus éthique, plus végétal et plus solidaire !

À Noël, une de mes citations préférées prend particulièrement son sens :

Seul est digne de toi ce qui est bon pour tous. Seul mérite d’être produit ce qui ne privilégie ni n’abaisse personne. Nous pouvons être plus heureux avec moins d’opulence, car dans une société sans privilège, il n’y a pas de pauvre”

André Gorz, 1974

Mais alors, est-il possible de rendre Noël plus éthique sans se priver ? Le sentiment de privation est évidemment très relatif mais des tonnes d’alternatives existent déjà et sont à notre portée pour réinventer Noël à échelle individuelle et collective !

Et puisque Noël n’est que le glissement de la célébration du solstice d’hiver (le jour le plus court de l’année et qui marque le début de l’hiver) qui a lieu vers le 21 décembre, il ne tient qu’à nous de revenir à une fête du partage, du retour à la lumière et de l’augmentation de la durée du jour loin d’une fête de la consommation, de l’opulence et de la souffrance animale. (Quelques ressources pour végétaliser son repas de Noël : Mélanie Le Cul de Poule, Déliacious, Rose Citron, La Petite Okara, Marie Laforêt)

Réfléchissons au sens que nous lui donnons, aux codes qui régissent Noël et dont nous pouvons nous passer (illuminations, sapins de Noël pour un jour seulement dans l’année…) et comment les remplacer (ou pas).

Après tout, Noël est aussi porté par les personnes qui le célèbrent, à nous d’en changer ! Le meilleur Noël qu’on puisse célébrer ne serait-il pas anti-capitaliste, écologique et solidaire ?

Voici donc quelques pistes dans lesquelles piocher à votre guise afin de rendre Noël plus solidaire et plus juste.

Le post pour des fêtes sans disparités sociales chez Lily Fairly

La pyramide des cadeaux vertueux (ainsi qu’une liste de cadeaux militants / engagés) et la liste de cadeaux faits-maison pour (presque) pas un rond, sur ce blog

  • Se rapprocher des réseaux de solidarité locaux afin d’offrir du soutien aux personnes isolées, précaires ou en difficultés pendant les fêtes (et tout le reste de l’année).
  • Financer des collectifs féministes, écologistes, en soutien aux migrant.e.s (comme Utopia 56 par exemple), anti-validistes, LGBTQIA+, etc.

Précision importante néanmoins : la charge mentale de l’organisation de Noël au sein du foyer repose principalement sur les femmes (comme la charge mentale écologique et la charge mentale émotionnelle ainsi que le travail domestique gratuit). Si vous n’avez pas l’énergie / le temps / les capacités de revoir complètement votre Noël, pas de pression ! Vous pouvez en revanche essayer de solliciter une aide collective et rappeler aux hommes qui vous entourent qu’ils peuvent également se charger de l’organisation 🙂

Et vous, comment percevez-vous Noël cette année ?

Avez-vous essayé de réinventer Noël à votre échelle ?

Et si oui, quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Bisous et joyeuses fêtes à chacun.e d’entre vous ! <3

  • Reply
    Martichat
    17/12/2021 at 03:09

    Du foie gras à l’école ??? Jamais vu ça de ma vie… dans l’éducation nationale en tous cas… Pour en revenir au sujet qui nous “préoccupe”, personnellement je fais essentiellement des cadeaux faits main (je tricote et je couds) et uniquement à la famille proche. Je mange végé toute l’année donc le soir de Noël aussi. Cette année j’essaie le faux-gras de la petite okara. Je n’ai jamais aimé cette fête, depuis mon adolescence (et elle est loin…), et je déteste les rues, les commerces et tutti quanti à cette période de l’année.

  • Reply
    Martichat
    17/12/2021 at 03:13

    Et non, par pitié, pas Maria Carey…

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