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Les conseils de Béné la Malice : trouver du travail au Canada

29/12/2012

Hiiiiiiiiii, how are you doing todayyyyyy?

Cela fait désormais un petit moment que je n’avais pas écrit sur ce blog chéri. Non, je ne suis pas morte étouffée dans la neige (20 cm ici nom de diou !). Non, Antoine ne m’a pas encore balancée du haut d’un building (2 mois non stop ensemble, du jamais vu ! ;)). Non, je n’ai pas explosé d’avoir mangé trop de Burger King. Voici la raison de mon absence : J’AI TROUVÉ UN TRAVAIL (et Antoine aussi d’ailleurs).

Vous voyez ce mec en costard qui a sans doute vendu l’intégralité de ses actions en faisant une plus value de 30% ? Bah c’est pas moi du tout !

Je suis cook line (chef de partie) dans un restaurant italien dans le downtown Toronto. Autrement dit, je fais des salades, coupe du jambon (avec la machine sur laquelle on peut régler l’épaisseur des tranches… Ouai, un vrai rêve éveillé), prépare des assiettes de charcuterie et de mozzarella une bonne partie de ma journée. Mes bras commencent à ressembler à ceux de Marat Safin, j’ai bien perdu 4 kg, et approche des 50h par semaine mais je le vis plutôt bien.

J’entends déjà les haters (OUI TOI LÀ) se dire “Put**n, valider un bac +5 d’une école de commerce pour couper du jambon, ça me ferait bien ch**r” (je vais sans doute faire baisser le salaire moyen des diplômés de Grenoble Ecole de Management, hihi). Et bien sachez que évidemment, ce n’est pas le job dont je rêvais en étant diplômée mais je suis très contente d’avoir réussi un vrai challenge : arriver dans un pays sans appartement ni travail sans trop maitriser la langue, mais avoir recommencé à 0 (et réussi à travailler dans un environnement complètement anglophone sans trop de difficultés). Par dessus tout, ce type de jobs nous permet de prendre énormément de recul… Antoine avait un bon poste avant de partir et je pense que j’aurais pu également obtenir un poste très convenable en France, mais nous avons choisi de dire au revoir à notre petit confort nantais. Bonjour le statut d’immigrant, et ce statut n’est vraiment pas évident.

Choisir Montréal pour notre vie au Canada aurait été pour nous un signe de faiblesse (j’autorise les Montréalais à me troller) puisque cela signifiait aller dans une ville au mode de vie très européen et complètement bilingue Français/Anglais. Toronto, son anglophonie et son mode de vie à l’américaine nous intéressaient d’avantage .

Nous n’avons pas cédé à la tentation de la facilité, avons des jobs qui ne font pas forcément rêver (sauf que je peux manger de la Mortadelle toute la journée ;)), certes, mais je suis ravie d’avoir relevé le challenge et de l’avoir réussi : Antoine et moi auront des salaires suffisant pour couvrir toutes nos charges sur place (loyer, internet, téléphone, etc.) et il ne sera sans doute pas nécessaire de puiser dans nos économies pour vivre le restant de l’année ici.

Peu importe le job effectué cette année pourvu que nous ne perdions pas nos objectifs initiaux : achever cette année en étant bilingue, pouvoir passer une semaine à NYC, faire un roadtrip d’un mois sur la Transcanadienne (rejoindre Vancouver depuis Toronto), et passer une semaine en Islande à notre retour. Cela fait beaucoup d’objectifs je vous l’accorde, mais croyez moi, quand on arrive dans une ville où l’on ne connait personne, sans travail, ni appartement, et sans famille ni amis, ne pas perdre ses objectifs de vue est primordial.

Sur cette merveilleuse leçon de psychologie, voici enfin quelques conseils pour trouver du travail à Toronto (j’imagine que ces conseils sont également valables pour Montréal, Vancouver, etc.) :

1) La première chose à faire est d’aller faire sa demande de SIN Card auprès de Service Canada (vous la recevrez sous 15 jours par courrier), il suffit de montrer votre PVT et d’avoir une adresse (donc il faut déjà avoir un logement ou demander à un hôte de vous autoriser à utiliser son adresse). C’est le numéro présent sur cette carte qui vous sera demandé par les recruteurs et qui vous autorise à travailler sur le sol canadien.

2) Faire son cv à la mode canadienne. Excusez-moi pour ma vulgarité mais BORDEL ÇA C’EST TROP RELOU. La plus grosse difficulté réside dans la rédaction d’une mini biographie en tête du “resume” : l’objectif est de montrer au recruteur ses forces et son objectif de carrière, il faut lui prouver que votre candidature n’est pas faite au hasard. Il faut également utiliser des verbes d’actions pour valoriser ses expériences. Enfin, sachez que contrairement au recrutement français, il faut pratiquement changer son cv à chaque fois que vous postulez quelque part car l’intitulé de votre poste doit coller à celui qui est énoncé sur l’offre d’emploi (ce qui est assez malin car tout le cv doit être réalisé en fonction de l’offre… Exit le cv définitif envoyé tel quel à une dizaine de recruteurs comme en France).

Attention également à ne pas mettre ni votre âge, ni votre photo sur votre cv : votre candidature serait écartée d’office pour ne pas faire de discrimination positive.

Voici un très bon tutoriel pour rédiger son cv à la manière canadienne.

3) Avoir une première expérience canadienne. 

Voilà sans doute pourquoi je n’ai pas trouvé de job dans le marketing pour le moment. Les recruteurs canadiens font très attention à ce que les candidats retenus en entretien aient déjà une expérience canadienne (sauf dans la restauration, haha). Cela permet de faire un tri et de retenir les personnes qui ont déjà travaillé dans un environnement anglophone (et en tant qu’immigrant, cela permet également de montrer que vous vous êtes bougés et que vous ne candidatez pas uniquement à des postes bien payés mais que vous souhaitez réellement travailler ou faire une activité).

Une des choses les plus frappantes ici est l’omniprésence du bénévolat : vous pouvez effacer (en grande partie) de votre tête les associations caritatives et la volonté d’aider votre prochain. Le bénévolat est au Canada un moyen d’avoir une première expérience et d’avoir une expérience à valoriser sur le cv (attention, il faut que ces expériences de bénévolat aient été réalisées sur le sol canadien, of course…).

Nous nous étions inscrits à Free Geek Toronto pour apprendre à remonter des ordinateurs avec des ordinateurs recyclés mais j’ai trouvé mon job dès le lendemain. Un peu déçue de ne pas avoir continué mais évidemment, le choix a été assez facile : avoir un salaire et payer son loyer > réparer des ordinateurs gratuitement. (Je pense que lorsque j’aurai une idée plus précise de mon planning, je me laisserai tout de même tenter par quelques vieux PC à dépecer)

4) Fouiller sur les interwebs. 

Quelque soit votre domaine de compétences en arrivant sur place, Internet sera votre allié.

Kijiji, Monster, Indeed, TalentEgg (jeunes diplômés)… Il y a des jobs à foison sur ces sites, pour tout le monde (sans exagérer…La preuve puisque nous avons trouvé chacun un travail en 10 jours à peine).

En tant que français et si votre niveau d’anglais vous le permet, n’hésitez pas à taper “french” dans le moteur de recherche de la plateforme, car beaucoup d’offres sont disponibles pour des personnes bilingues (ce qui n’est pas encore mon cas). Répondez aux annonces, laissez votre numéro de téléphone, et vous serez rappelé en moins de 48h si votre profil est intéressant.

Bon courage !!! (et ne laissez surtout pas tomber…)

 

Voilà voilà, j’espère vous avoir un peu aidé si vous projetez de venir vous installer au Canada. N’hésitez pas à me poster un petit commentaire si vous avez des questions 🙂 (si vous avez trouvé un job grâce à mes conseils, vous pouvez toujours m’envoyer un petit chéque… #jedisçajedisrien)

 

  • Reply
    Romain
    03/01/2013 at 12:24

    trés bien détaillé, merci

  • Reply
    Layla
    04/06/2013 at 09:26

    Merci beaucoup pour cette article! Je me prépare pour le PVT 2014. Bon, grande stressée de la vie, je suis déja en mode panique mais toujours motivée!
    Ton blog est super sympa, bonne continuation !

    • Reply
      Béné
      04/06/2013 at 17:42

      @Layla: Merci à toi d’avoir laissé un petit commentaire, c’est toujours agréable ! 🙂 N’hésite surtout pas à me poser des questions si tu as des inquiétudes ! 😉

  • Reply
    Audrey
    02/10/2015 at 16:22

    Super article plein d’humour! Merci pour les conseils. See ya 😉

  • Reply
    Mélanie
    04/11/2015 at 13:48

    Merci pour ces bons conseils. Nous partons en Mai avec mon mari (PVT pour tous les deux) : C’est parti pour le grand saut ! 🙂

  • Reply
    TIENE
    20/01/2016 at 22:10

    Ben!je viens de passer un moment agréable de lecture!
    Cependant,je reste inquiet…Bientôt,je laisserai mon job de journaliste reporter pour m’installer à Toronto avec un niveau d’anglais très bad !Il est évident que, je vais tout reprendre!
    Vos conseils viennent de me réveiller.Car, je me trouvais encore dans un rêve profond.
    Ouuuf!
    Retour à la réalité.
    Bon!il faut bien prendre le billet pour Toronto.C’est un choix.Elle chauffe déjà ma tête!
    En tout cas merci pour tes conseils avec sa dose d’humour.
    A très très bientôt !

  • Reply
    Sophie
    28/03/2016 at 17:15

    Un plaisir d’avoir lu cet article ☺ je pars pour montreal courant septembre 2016 avec un pvt mais je souhaite absolument venir vivre sur toronto par la suite. Disons que passer par montreal et retrouver des personnes sur place franco canadiennes qui vont un peu m’aider me rassure un peu plus pour la suite sur toronto mais je suis tout de même stressée de me retrouver seule en immersion total à toronto… peur de ne pas trouver d’emploi à vrai dire car mon anglais reste assez faible…

  • Reply
    Lou
    13/03/2018 at 17:49

    Hello,

    J’ai lu ton article et je me demandais si une expérience de deux ans à Los Angeles en marketing pouvait aider pour travailler au Canada ou si ce n’était que le Canada qui comptait ? Merci !

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